La dernière affiche du RC Cannes provoque le débat. Elle montre une joueuse dont la tenue dévoile les fesses. Ce qui n’est pas le cas de la tenue de match.
C’est une affiche qui fait polémique. Et relance le débat sur la sexualisation des sportives. Cette affiche est celle de la rencontre qui opposera les volleyeuses du RC Cannes, club le plus primé de France, à celles de Béziers, samedi 24 octobre. On y voit la joueuse serbe Sanja Bursac, de trois-quarts dos… avec un maillot laissant voir une partie de ses fesses à nu. Alors même que les vrais maillots du RC Cannes, certes moulants, recouvrent bel et bien les fesses des joueuses. Il ne s’agit pas de bas de bikini comme sur l’affiche.
Sur la page Facebook du club, ce choix fait débat. Où doit s’arrêter le glamour ? Quand plusieurs commentateurs/trices défendent l’utilisation de la carte « sexy », d’autres dénoncent un choix racoleur. « Ce n’est même pas leur tenue de match !!! Pourquoi ? Le grand Cannes qui a toujours joué la carte du glamour, du professionnel et du classe a vraiment besoin d’en arriver là ? », écrit l’une d’elles.
Le débat rappelle celui qui a eu cours a propos du beach volley. En 2012, la fédération internationale a mis fin à l’obligation pour les joueuses de porter des maillots minimalistes (Voir : Plus de bikini obligatoire pour les beach volleyeuses). Le même débat avait agité, à l’été 2014, le beach handball espagnol.
La dernière affiche associant fesses et sport était sexiste sans discussion : c’était celle d’une course cycliste en Belgique, montrant la main d’un coureur s’apprêtant à pincer les fesses d’une hôtesse (Voir : « Qui les pincera ? », affiche sexiste épinglée).