Journée de manifestations jeudi 25 juillet pour réformer la loi chilienne qui interdit strictement l’IVG.
Depuis deux semaines, la question de l’avortement est revenue sur le devant de la scène au Chili. Le cas d’une fille de 11 ans, violée à plusieurs reprises par son beau-père et aujourd’hui enceinte, a relancé le débat.
Plusieurs organisations ont appelé à une journée de manifestation pour le droit à l’avortement, jeudi 25 juillet, dans plusieurs grandes villes du pays et du monde. A Paris, le rassemblement aura lieu à la Fontaine St. Michel à 18h30.
Le Chili possède, comme le Salvador, l’une des législations les plus strictes au monde, qui interdit l’IVG dans toutes les situations et sanctionne celles qui y ont recours.
« Nous ne sommes pas des promoteurs de l’avortement, et si nous considérons qu’il est nécessaire de le prévenir par l’éducation sexuelle, nous estimons aussi que ce n’est pas suffisant pour résoudre le problème des avortements clandestins et dangereux. Les femmes ne viennent pas au monde pour devenir mères », souligne l’appel à cette marche.
« Mettre fin à l’hypocrisie »
Le texte souligne que « n’est pas une question de genre » : « des Chiliennes avortent dans des cliniques privées, ou se rendent pour cela à l’étranger, tandis que les femmes pauvres meurent en raison de conditions dangereuses et précaires. Nous appelons à mettre fin à l’hypocrisie et à ne pas empêcher les femmes pauvres d’exercer leur liberté de choix. » Selon les associations, plusieurs dizaines de milliers d’avortements clandestins sont pratiqués chaque année dans le pays.
Le président Chilien Sebastian Pinera est opposé à tout changement de la législation sur l’avortement. La candidate de l’opposition et grande favorite pour la présidentielle à l’automne prochain, Michelle Bachelet, s’est quant à elle déclarée favorable à une modification de la loi. Mais lors de son mandat présidentiel, entre 2006 et 2010, elle était restée les mains liées.