A l’occasion de la campagne incitant au don de gamètes, on apprend que 317 hommes ont donné leur sperme en 2019 et 836 femmes ont fait un don d’ovocytes alors que le recueil des gamètes chez les femmes est bien plus long et traumatisant.
« Merci de leur donner la possibilité de devenir parents! », « merci » inscrit sur un test de grossesse positif… La campagne de communication lancée ce jeudi par l’Agence de Biomédecine à la radio, à la télévision, au cinéma et sur les réseaux sociaux veut sensibiliser les Français.es au don de gamètes. « Cette campagne a pour but d’augmenter le nombre de dons annuels afin de répondre aux besoins des receveurs, dans toute leur diversité » indique l’agence dans son communiqué.
La loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique a, en effet, fait évoluer le cadre juridique de la procréation médicalement assistée (PMA). Elle élargit son accès aux couples de femmes et aux femmes non mariées. Et elle ouvre un droit nouveau aux enfants issus d’une PMA en leur donnant la possibilité d’accéder, à leur majorité, à l’identité de leur donneur. Les besoins en gamètes devraient croître.
En présentant sa campagne, l’Agence de la biomédecine indique que 317 hommes ont donné leur sperme en 2019 (-18% par rapport à 2018) et 836 femmes ont fait un don d’ovocytes la même année (+7,5% par rapport à 2018). Pourtant le don de spermatozoïdes est bien plus simple que le don d’ovocytes. Sur son site, l’agence décrit ces dons en six étapes côté spermatozoïdes, avec un premier prélèvement pour analyse, puis divers entretiens avec les équipes médicales et un.e psychologue. Et pour l’aspect technique du process, un « recueil, réalisé par masturbation au centre de don ».
Pour le don d’ovocytes, cinq étapes seulement mais bien plus compliquées. D’abord une « stimulation ovarienne souvent précédée d’une ou plusieurs injections visant à mettre les ovaires au repos. » Puis 10 à 12 jours d’injections sous-cutanées quotidiennes d’hormones pour stimuler les ovaires et aboutir à la maturation de plusieurs ovocytes. 3 à 4 prises de sang et/ou échographies ovariennes sont réalisées durant cette étape pour adapter le traitement. Et quand vient l’étape du prélèvement des ovocytes, il faut passer une journée à l’hôpital et subir une anesthésie régionale ou générale.
L’agence de Biomédecine estime que la demande supplémentaire de paillettes de sperme s’élève à 3.500 besoins de sperme en 2021. Et il semblerait que ce chiffre soit sous-estimé.