|
Entreprendre
Mis en ligne le 18/05/10
LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
SEXISME ORDINAIRE
Les justifications du patron de l'UMP, qui n'a investi que 25% de femmes aux législatives, peinent à...
Pour Patrick Cohen de France Inter, une femme qui en critique une autre est forcément jalouse.
Revue de web
Après le « plaider coupable » de Jean-François Copé, des voix s'élèvent à l'UMP...
"La culture, ce n'est pas un luxe, c'est ce qui rassemble" a rappelé la ministre. Et elle l'a...
La place faite aux femmes dans le futur gouvernement, qui sera nommé mercredi, continue d'agiter...
Articles liésTop news
Selon une étude de l'APEC, les entreprises sont conscientes des inégalités entre hommes et femmes,...
Pour rester parmi les 5 plus grandes puissances mondiales, le Japon doit faire face au vieillissement...
Débat du momentQu'est-ce que la richesse ?Et si on changeait d'indicateurs pour orienter autrement les politiques publiques ? Plus de Nouvelles News |
Commentaires
L'expérience quotidienne nous apprend, au contraire, qu'on est plus fort en étant plus nombreux et les pratiques collaboratives émergent toujours, pour peu qu'on prenne le temps de se décoller les rétines et le cerveau du tout petit rectangle de la TV.
Toutefois, l'irruption de ce concept dans le débat public est intéressant dans la mesure où il cherche à répondre - sans le dire - au climat instauré par le gouvernement ces dernières années, qui se caractérise par une brutalité inédite - et inouïe - en France: brutalité dans le monde politique (ministres en cour et ministes en disgrâce, mépris des parlementaires...), brutalité du gouvernement vis-à-vis de la société française et notamment des plus fragiles (politique au "Kärcher", division des Français sur des bases d'identité ethnique...), brutalité dans les rapports sociaux (mépris des syndicats, des chômeurs, des handicapés, répression des manifestants, stigmatisation des grévistes, chasse aux sans-papiers...). Et la liste est longue....
Dans ce monde de brutes, il n'est pas inintéressant que la gauche s'intéresse de nouveau au vivre-ensemble...
Le care c'est inventer une forme où personne ne se "décharge" sur des professionnels qui finissent par craquer.
Ce qui ne m'empêche pas d'être réticente face à l'usage qu'en fait ou fera Martine Aubry, surnommée par Luc Ferry "la rose rouge du care". La communication politique est toujours simplificatrice , or c'est un thème très vaste et à tiroir multiple. Il y a les activités spécifiques du care:
- les métiers, c'est un vaste domaine sur lequel il y a déjà pas mal de travaux qui mériteraient d'être mieux connus et discutés,
- et il y a aussi la dimension culturelle de l'attention aux autres que les femmes apprennent traditionnellem ent et dont elles sont en charge dans la répartition des rôles familiaux.
Et là il y a vraiment une réflexion à lancer: comment dans l'entreprise les femmes en faisant carrière peuvent-elles garder une partie des valeurs qui leur ont été transmises sans en être victimes? Il serait temps de développer dans l'entreprise ce qui commence à exister à l'hôpital sous le terme de "bientraitance", par opposition à maltraitance. Comment créer une organisation du travail structurante dans un contexte de globalisation? La mission civilisatrice traditionnellem ent dévolue aux femmes devrait les encourager à s'emparer de ce débat.
Mais care en anglais est plus que prendre soin, qu'être compassionnel; que nuurser Quand on dit "I dont care", cela veut dire je m'en tamponne le coquillard avec une patte d'escargot,ce n'est pas mon problème. Quand on dit "I care", cela veut dire, "je me sens concerné, et je prends encharge, je me sens responsable", ce qui peut englober le "care" compassionnel mais a un vrai sens fort en terme d'objectifs et de cohérence des actions pour une société: à la fois pour les individus et la collectivité.
Je regrette toujours qu'on puisse dire que tel mot est de droite et tel mot de gauche. Et je ne vois pas en quoi le mot solidarité , comme on a pu le voir dans la presse, est taxé comme un mot de droite. Certes il est moins exotique,mais au moins tout le monde comprend.Et la gauche devrait être capable de lui donner du sens. Il test plus fédérateur que care, et prête moins à des interprétations diverses et variées. Et qu'on ne me dise pas que je suis de droite parce que je le revendique. Comme dit Edgar Morin la solidarité est le seul remède à la complexité. Qui peut prover le contraire?
Je remarque d'ailleurs que dans la presse Martine Aubry parle plus du bien êtreque du care qui en laissé plus d'un pantois, le concept est symapathique etle bien être pour tous est un horizon souhaitable..mais ils passe par la solidarité, la responsabilité, la volonté de partager d'une société solidaire.
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.