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Brèves
- Écrit par Isabelle Germain
- Mardi, 25 Mai 2010 11:10
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Le foot est devenu une des rares occasions faire vibrer une nation… Une nation tout entière ? Pas sûr. Déjà, une moitié de la population est exclue d’emblée. Difficile quand on est une petite fille ou une femme de s’identifier à un héroïsme qui ne se conjugue qu’au masculin.
Une étude menée auprès de 1 050 femmes par la communauté de consommateurs Looeno montre que les Françaises ne soutiennent plus l’équipe de France. 48 % d’entre elles n’ont pas l’intention de regarder les matches. La coupe du monde s’annonce même comme un mauvais moment à passer pour 18 % des femmes auxquelles ces matches seront imposés ! Seule une femme sur trois perçoit la coupe du monde comme un bon moment, voire un moment à ne pas rater. On est loin de l’enthousiasme de 1998. 42 % ressentent de l’indifférence, 20 % de la déception, 8 % de la méfiance, et 6 % du mépris alors qu’elles étaient 46 % à être fières ou admiratives en 1998. Pourquoi un tel désamour ? 71 % trouvent que le foot est gâché par les enjeux financiers. Seulement 13 % des femmes interrogées voient dans les joueurs de foot leurs représentants. Bref, deux femmes sur trois ne suivront pas la prochaine coupe du monde. Aucune étude auprès des hommes, mais si un tiers d’entre eux partage l’avis des femmes, cela veut dire que la moitié de la population est indifférente aux exploits des sportifs. Et pourtant, c’est déjà parti pour faire la Une des journaux les plus sérieux… Le moindre bobo d’un joueur va tourner au drame national, dans les médias les hommes politiques vont deviser à loisir sur les choix de l’entraîneur comme si l’avenir de la planète en dépendait… Le quatrième pouvoir a les yeux rivés sur le ballon rond. C’est le moment de faire passer les réformes impopulaires.
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