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Le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysée met à l'honneur, en 2010, le cinquantenaire des indépendances des anciennes colonies françaises en Afrique. A cette occasion, de nombreuse délégations et chefs d'Etat africains sont à Paris.
Dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) s'inquiète que ces délégations « puissent comprendre des personnes responsables de graves violations des droits de l’Homme » dans leurs pays. Et que ces personnes profitent d'une impunité de fait, alors même que des procédures sont engagées par des organisations membres de la FIDH à l'encontre de dirigeants et responsables africains.
La FIDH dénonce au passage le texte définitivement adopté par les députés, mardi 13 juillet, « qui devrait anéantir toutes possibilités d’action intentées par les victimes et les associations pour faire juger sur le territoire français les auteurs étrangers de crimes de guerre, crimes contre l’Humanité et crimes de génocide. »
Une autre coordination d'associations, la Coalition française pour la Cour pénale internationale (CFCPI), se dit ce mardi « consternée » par l'adoption du texte tel qu'il est rédigé. Ce projet de loi visait à adapter le droit pénal français à l'institution de la Cour pénale internationale. Mais, de l'avis de la FIDH comme de nombreux députés (l'opposition a voté contre), il rend quasiment impossible les poursuites au titre de la « compétence universelle », soit les poursuites en France contre les auteurs étrangers de crimes internationaux. Les personnes poursuivies doivent en effet avoir leur résidence « habituelle » en France ; le parquet a le monopole du déclenchement de l'enquête ; les faits incriminés doivent être punissables par la loi de l'Etat où ils ont été commis. Autant de « verrous », dénonce la CFCPI, qui vont laisser la France « en marge de la mondialisation de la lutte contre l’impunité des dictateurs et des bourreaux. »
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