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Cafouillage - Écrit par Isabelle Germain - Vendredi, 12 Février 2010 12:50   

beaux artsIl a fallu l'intervention de Frédéric Mitterrand pour que l'œuvre l'artiste chinoise Ko Siu Lan retrouve sa place. Dans le cadre de l’exposition "Week end de Sept Jours", l'artiste avait accroché mercredi, sur le bâtiment des Beaux-arts à Paris, des bannières sur lesquelles étaient inscrits des mots rappelant un slogan de campagne présidentielle (voir la photo - montage rue89).  Le soir même son œuvre était décrochée.

La direction de l'École avait considéré que cette présentation « pouvait constituer une atteinte à la neutralité du service public et instrumentaliser l'établissement ». D’autres bruits suggèrent que le ministère de l’Éducation s’en était ému. Et, en pleine période de renouvellement de convention avec le ministère, ce n’était pas le moment, pour les Beaux-arts, de faire des vagues. Raté.

Vendredi, l’avocate de l’artiste, Me Agnès Tricoire,  adressait une mise en demeure à la direction de l'établissement pour qu'elle remette les bannières en place. Ko Siu Lan, ancienne résidente des Beaux-arts, s'était indignée d'une « censure brutale ».

Samedi, Frédéric Mitterand a demandé à l'Ecole des Beaux arts de raccrocher l'œuvre.

La création Ko Siu Lan de participe à l’exposition "Week end de sept jours" du programme de recherche associant les Beaux-Arts, le Royal College of Art à Londres et le Lasalle College of the Arts de Singapour. La commissaire de l'exposition, l'anglaise Clare Carolin, soutient l'artiste et affirme que « tout était calé depuis un an ». L'Ecole des Beaux-arts assure que l'œuvre a été accrochée à l'extérieur « sans que la direction de l'établissement en soit informée ».

 

 

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