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Parité
Mis en ligne le 09/02/12
Marie-Jo Zimmermann sait se montrer critique : hier encore la députée UMP fustigeait les investitures très masculines de son parti aux législatives. Mais dans le même temps, alors que les députés adoptaient des dispositifs visant à féminiser la haute fonction publique, pas question de faire la fine bouche : la présidente de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée a salué « un moment historique », une « avancée extraordinaire ». Dans le projet de loi général sur la fonction publique soumis aux députés, c'est l'article 41 qui concentre les mesures dédiées à l'égalité professionnelle. La plus marquante étant l'instauration de quotas - à l'image de ce qui a été décidé à l'été 2010, avec la « loi Copé-Zimmermann », pour les conseils d'administration des grandes entreprises privées. Cet article 41, adopté mercredi 8 février par les députés, entend féminiser les postes les plus élevés de la fonction publique – d'État, territoriale et hospitalière. Tout en procédant par étapes : un minimum de 20% de nominations de femmes sur la période 2013-2015, 30% sur la période 2015-2017 et 40% à partir de 2018.
Un signal à la société Aujourd'hui, moins de 15% de femmes fonctionnaires accèdent à des postes de responsabilité, alors qu’elles représentent 60 % des effectifs. « Faire en sorte que la fonction publique soit exemplaire dans la gestion de ses ressources humaines, c’est aussi adresser un signal, non pas simplement aux femmes, mais à l’ensemble de la société française », souligne François Sauvadet (photo), le ministre de la Fonction publique, qui voit dans ce dispositif une « petite révolution ». La députée UMP Françoise Guégot, qui avait lancé l'idée de ces quotas un an plus tôt, souligne que la France est pionnière : « je crois pouvoir affirmer que nous serons le premier pays en Europe à voter ce principe d’un objectif en la matière ». Une révolution menée de concert par le ministre et les députés, droite et gauche confondus. Les membres de la Délégation aux droits des femmes ont d'ailleurs tenu à rappeler leur rôle actif pour parvenir à cette version du texte, très étoffée par rapport à l'originale. « Vous avez un peu tendance, dans les médias, à vous l’approprier », lui a reproché la socialiste Catherine Coutelle, soulignant que la commission a été un « aiguillon » pour le ministre. « C'est aussi que je me suis laissé aiguillonner », répond François Sauvadet. (Lire : "Des quotas pour féminiser la fonction publique : l'annonce revient de loin") Sanctions financières Fruit de cette démarche de concertation, plusieurs amendements ont élargi la portée de la loi en matière d'égalité. Trois nouvelles dispositions ont ainsi été intégrées au texte :
Décrets : au ministre de jouer Ce sera aussi le cas du dispositif de sanctions financières pour les services de l'Etat et territoriaux qui ne respecteront pas les quotas. Le ministre s'engage à ce que le décret soit publié « dès le mois de mars ». François Sauvadet évoque un dispositif similaire à celui qui est en place pour les personnes handicapées : il existe « un fonds d’intégration des personnes handicapées dans la fonction publique, qui est alimenté par ceux qui ne respectent pas le quota fixé à 6 %. » Avant ces décrets, le texte doit être définitivement adopté. Le vote final à l'Assemblée se tiendra le 14 février. Les députés ayant transformé le projet de loi après son adoption par le Sénat, il devra ensuite passer en commission mixte paritaire. Mais l'entente cordiale à l'Assemblée entre gauche et droite ne laisse pas présager de blocage. La « petite révolution » est donc bien en marche. Reste qu'elle ne concernera pour l'heure que le haut du panier : 4 000 postes, on l'a vu, seront concernés. Le plafond de verre concerne évidemment bien davantage de femmes. Pour aller plus loin : Le projet de loi en l'état (les dispositifs sur l'égalité professionnels sont regroupés dans l'article 41) Le dossier législatif sur le site de l'Assemblée nationale (1) Le ministre avance ces chiffres : environ 600 emplois pourvus en Conseil des ministres – ambassadeurs, préfets, directeurs d’administration centrale –, 1 700 emplois de cadres supérieurs – sous-directeurs, chefs de services en administration centrale, directeurs de services déconcentrés –, 1 500 emplois fonctionnels de direction dans les collectivités territoriales les plus importantes comme les communes de plus de 80 000 habitants, les conseils généraux et les conseils régionaux – directeurs généraux des services, directeurs généraux adjoints –, et encore 350 emplois de direction des principaux établissements hospitaliers. LA SELECTION
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Commentaires
Je le trouve plutôt positif ce débat sur Viadeo, certains avouent que la grossesse nécessite une adaptation pour l'entreprise (ce qui est vrai), que certains discriminent et que c'est mal, mais tous rappellent qu'elle n'est pas une maladie ni un motif de non recrutement. Personne ne se "lache"... Sauf celui qui pose la question, et qui semble poster depuis le Congo, où le droit, la protection sociale et la perception de la grossesse (et de la parentalité) sont assez différents.
viadeo.com/.../...
constance-a.suite101.fr/.../
mckinsey.com/.../...
Les colporteurs de vieux clichés non argumentés du style "les hommes battent les femmes partout" montrent simplement leur ignorance. Crasse, il faut bien le dire.
sombre crétin.
Va faire un tour dans un supermarché et compte le nombre de mecs en caisse et le nombre de femmes cadres. Ces boites là, la rentabilité elles connaissent bien et oui, en effet, elles ont rapidement fait fortune.
Je me permets de re-citer hic pour répondre à la #8 de Chris! Bien dit! ;)
Du temps où les hommes partaient en service militaire, ça ne posait problème à personne de gérer même 9 mois d'absence.
... Si tant est que ton affirmation est vraie, ce qui m'étonnerait beaucoup.
Par ailleurs, pourquoi est-ce que 50% des femmes seraient-elles moins compétentes que 50% des hommes?
ps: le pays a besoin de se renouveler. C'est quoi ton projet de société, que ça se fasse via l'enfermement de la femme à la maison, dans le travail précaire, ou dans la dépendance obligatoire à un autre? C'est beau l'asservissement. On a connu, beaucoup de pays connaissent encore (n'hésite pas à t'expatrier), mais, nous, on n'en veut plus.
Tu sais que tu n'es pas le premier à avoir cette idée là, petit? Dans les secteurs où le travail est sous-valorisé comme le ménage, ce sont essentiellement des femmes qui sont là. Et les boîtes marchent très bien.
Après si tu ne veux pas voir les systèmes de cooptation, libre à toi, mais tu vas te fatiguer en trollant les nouvelles news.
grand bien leur en fasse. Les femmes qui ont du talent et de l'ambition pourront choisir d'aller dans le privé ou dans le public
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