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Parité Mis en ligne le 05/09/11 I Rédaction par Arnaud Bihel
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Pour la première fois en cette rentrée, tous les internats des classes préparatoires aux grandes écoles d'Ile-de-France accueillent des filles. Il aura fallu deux ans pour que la revendication du collectif "Ouvrons les portes" aboutisse.

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Commentaires  

 
#11 Annie GH le Vendredi 16 Septembre 2011 à 16:47
J’ai consulté le guide de l’INALF et oui ! s’agissant d’une femme occupant la fonction de proviseur, la règle qui s’applique est la règle 3.2.b. Accrochez-vous !!! je cite

3.2. Noms se terminant par -eur (à l’exception de -teur)
3.2.b. Lorsqu’il n’existe pas de verbe correspondant au nom ou que le verbe n’est pas en rapport sémantique direct – il s’agit, le plus souvent, de noms issus directement du latin – on a le choix entre l’emploi épicène (solution adoptée par les Belges) et l’adjonction d’un -e à la finale (solution préconisée par les Québécois et les Suisses),
ex. : une assesseur(e), une censeur(e), une commandeur(e), une entrepreneur(e) , une gouverneur(e), une ingénieur(e), une professeur(e), une proviseur(e) ...
[fin de citation]

C’est donc clair : "proviseur" au féminin ? On a le choix entre "proviseur" et "proviseure".
Je suis d’accord avec Camo, « Si c'est comme on veut, "la proviseure" c'est tellement mieux ! :-) »

Au fait, si comme moi, vous vous êtes posé la question, un "épicène" est un nom bisexué pouvant être employé indifféremment au masculin ou au féminin. Quand c'est possible, c'est tellement mieux! Par exemple, "juge" est désormais un épicène qui peut s’employer au masculin "le juge" et au féminin "la juge".
 
 
#10 Annie GH le Vendredi 16 Septembre 2011 à 16:30
Citation en provenance du commentaire précédent de Annie GH:
Citation de l'article :
Par ailleurs, selon les textes réglementaires (je vais chercher la référence), si l'on continue de dire "le proviseur" lorsque l'on fait référence à la fonction, on dit bien "la proviseure", s'agissant d'une femme occupant cette fonction.

Voici les références promises.

S’agissant de la « féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre », la première initiative date de 1984 avec la création par Yvette Roudy d'une Commission de terminologie suivie de la publication d'une circulaire du Premier Ministre Laurent Fabius en mars 1986.

Le 6 mars 1998, Lionel Jospin, prenant acte de la non-application de la circulaire de 1986, publie à son tour une circulaire annonçant un Guide d'aide à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre publié en 1999 par l’INALF (Institut national de la langue française). On peut télécharger gratuitement ce guide sur le site de La Documentation Française :
ladocumentationfrancaise.fr/.../...

Après un historique de la féminisation des métiers, titres grades et fonctions, et un long développement sur les règles de féminisation, ce guide fait un inventaire très minutieux des termes susceptibles d’être féminisés.

En mars 2000, est publié une Note du ministère de l'éducation nationale relative à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre (B.O.E.N.N°10 du 9 mars 2000) qui renvoie expressément au guide de l’INALF.
 
 
#9 Lili le Jeudi 15 Septembre 2011 à 19:07
Citation en provenance du commentaire précédent de leila:
"

A Noter qu'il reste le lycée privé Stanislas avec un internat non mixte. Qu'en est-il de Jeanson de Sailly?


Il y a des filles internes à Stan ! J'en connais au moins une !!
 
 
#8 poussantg le Mardi 13 Septembre 2011 à 11:56
Citation en provenance du commentaire précédent de Bouguerra:
Les responsables de la Halde devraient être sanctionnés pour les manquement graves à leurs obligations.

c'est bien connu : la halde à l'indignation sélective !
 
 
#7 Annie GH le Jeudi 08 Septembre 2011 à 10:42
Citation de l'article :
"…le lycée Henri-IV, avait ouvert la voie en aménageant une partie de son internat pour que des filles occupent 21 de ses 135 lits (des travaux supplémentaires doivent permettre la création de 23 nouvelles places féminines en 2013)."

C'est effectivement un énorme progrès face à l'exclusion antérieure, intégrale, qui réduisait considérablemen t les chances de réussite des filles. Le plafond de verre se préparait de fait dès les classes de prépa.

Mais "réserver" 21 + 23 chambres sur 135 revient aussi à établir un quota implicite qu'il faut continuer à dénoncer. D'autant que, probablement, ces chambres de filles sont regroupées dans un même espace… Les élèves de prépa sont tous majeurs et leur sexualité les regardent. Je crois d'ailleurs que la mixité des résidences universitaires est solidement établie et ne pose plus depuis longtemps de problème de fond; 1968 est passé par là… :lol: .

Seule la mixité déclarée et assumée par les responsables de l'établissement de l'internat peut régler la question.

Par ailleurs, selon les textes réglementaires (je vais chercher la référence), si l'on continue de dire "le proviseur" lorsque l'on fait référence à la fonction, on dit bien "la proviseure", s'agissant d'une femme occupant cette fonction. S'agissant d'un homme occupant cette fonction, on dit "le proviseur"; ce qui revient à cumuler les références à LA fonction et à LEUR fonction. Double légitimité ??? :-*
 
 
#6 leila le Mercredi 07 Septembre 2011 à 13:36
"Si la mixité à Jean-Baptiste-Say a du attendre 2011, explique-t-elle, c'est à cause de l'exiguïté des locaux."

Toutefois lorsque l'internat avait été entièrement rénové en 2008, l'idée d'en profiter pour permettre aux filles d'avoir accès à l'internat n'avait pas été soulevé...

A Noter qu'il reste le lycée privé Stanislas avec un internat non mixte. Qu'en est-il de Jeanson de Sailly?
 
 
#5 Alex le Mardi 06 Septembre 2011 à 15:24
@Bouguerra Sur ce coup là je ne vois pas ce qu'on peut reprocher à la Halde...
 
 
#4 Bouguerra le Mardi 06 Septembre 2011 à 13:16
Les responsables de la Halde devraient être sanctionnés pour les manquement graves à leurs obligations.
 
 
#3 Bouguerra le Mardi 06 Septembre 2011 à 13:15
Les vrais problèmes, la Halde les a toujours occultés. La Halde a été une calamité pour les valeurs de la république.
 
 
#2 Truc le Lundi 05 Septembre 2011 à 20:40
Ouahou... la grande école mixte en 2011. Quelle civilisation !
 

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