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Parité
Mis en ligne le 08/06/11
En commandant à l'Inspection générale des affaires sociales un rapport sur l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales, Roselyne Bachelot ne voulait pas de « propositions à l'eau tiède ». La ministre des Solidarités n'a pas été déçue. Avec les mesures proposées dans le rapport qu'elle a rendu, mardi 7 mai, Brigitte Grésy (photo) entend « transformer l'équation ». « Aujourd'hui, la parentalité en entreprise est vue comme facteur d'appauvrissement, je voudrais la transformer en facteur d'enrichissement », explique l'inspectrice des affaires sociales
Pour changer ce paradigme, et impliquer davantage les pères dans la vie familiale, Brigitte Grésy propose un nouveau concept : la « parentalité tout au long de la vie » :
Le temps des négociations Les militants de l'égalité accueillent favorablement ce rapport. Le Laboratoire de l'égalité « se réjouit » de sa publication et en salue les propositions. La valorisation de l’implication des pères dans la vie familiale, rappelle ce réseau, est l’un des quatre axes du Pacte pour l’égalité qu'il proposera à la signature des candidates et candidats à l’élection présidentielle. Il y a un an, le gouvernement écartait de ses priorités la réforme du congé parental pourtant promise en 2007. Mais Roselyne Bachelot l'assure : « Nous souhaitons que ces propositions ambitieuses trouvent une issue heureuse ». Pour cela, place désormais au temps de la concertation avec les partenaires sociaux, qui apparaissent d'ores et déjà favorales à un congé de paternité allongé. Les mesures du rapport Grésy commenceront à être discutées dès le 28 juin lors d'une table ronde sur l'égalité professionnelle qui réunira syndicats, patronat, et les ministères des Solidarités et du Travail. Puis à partir de septembre au cours des négocations entre partenaires sociaux. Reste aussi la question financière. Brigitte Grésy estime à 250 millions d'euros le surcoût maximum pour la sécurité sociale des mesures liées au « temps court ». Mais il ne faut pas s'arrêter à ce chiffre, et prendre en compte également « les externalités positives » : un meilleur partage des tâches familiales induira « moins de congés pathologiques pour les femmes, un moindre recours aux modes de garde d'enfants. Et cela permettra d'harmoniser le temps à l'avenir, en évitant des coûts pour l'entreprise en terme de tension, de souffrance au travail », estime l'inspectrice générale des affaires sociales. Pour qui « la non-concordance des temps entre vie familiale et travail » est, aujourdhui, « quasiment un risque psychosocial ». Pour aller plus loin :
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Commentaires
Vous confondez "éducation" et "enseignement". Votre remarque est blessante et mesquine. Je suis dislexique, merci de me laisser, malgrès cela, le droit d'avoir un avis et de l'exprimer.
"et dès qu'il s'agit d'éducation ils font appel à une femme"
Mais c'est bien ce que j'aimerai voire changer et ce qu'essaye de faire la mesure proposée qui me semble simple et juste.
Il y a des pères qui ne veulent pas "se faire chier" a s'occuper de leurs enfants et
il y a aussi des mères qui vampirisent leurs gamins et font obstacle à toute affection entre le père et ses enfants.
Il y a aussi des pères qui veulent éduquer et des mères qui préfèrent leur carrière. Avec cette proposition toutes ces options sont respectées. Les pères négligants pourront négliger et
les mères vampiriques pourront vampiriser, mais ca laisse une place aux autres. Cela devrait vous réjouir.
Il serait bien que les pères, grand-pères, oncles... éduquent... mais dans la réalité on constate que les hommes sont présents pour aller conduire/applaudir les gamins au foot... et dès qu'il s'agit d'éducation ils font appel à une femme (nounou, mère...). En tant que femme, 2 fois de suite dans un TGV un père a eut le culot de TENTER de me laisser la garde de ses enfants parce qu'il voulait aller tranquillement au bar SEUL !
LA maman
LA nounou
LA grand-mère
LA voisine
Vous ne citez aucun homme !
LE papa
LE baby-sitter
LE grand-père
LE voisin
ont les mêmes capacités pour éduqué un enfant que des femmes.
D'autre part le fait d'être à 100% disponible pour son enfant ne garantie aucunement une bonne éducation. Sinon il n'y aurait pas de délinquance dans les sociétés patriarcales. Comme si les mères étaient seuls responsable de la misère du monde !
Enfin pour répondre à Yanis qui est fière du sacrifice de sa mère. J'ai personnellement le sentiment contraire. J'ai honte que ma mère se soit sacrifiée professionnelle ment pour moi. Je ne lui ai rien demandé et je ne la remercie pas pour ce modèle de renoncement à elle même. Comment peut on être fière d'avoir privé quelqu'un qu'on aime de quelque chose que cette personne apprécie ?
Je me réjouie de cette mesure qui pourrait rétablir un tout petit peu le déséquilibre de la répartition de rôles dans l'éducation des enfants français.
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