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Civilisation Mis en ligne le 07/12/11 I Rédaction par La rédaction
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Les députés ont réaffirmé, mardi 6 décembre, la position abolitionniste de la France en matière de prostitution. Prochaine étape : la pénalisation des clients ? 


Grande communion à l'Assemblée nationale pour voter, mardi 6 décembre, la résolution « réaffirmant la position abolitionniste de la France en matière de prostitution » (nous en parlions en détail ici).

Rappelons-le, il ne s'agit pas d'éradiquer la prostitution d'un coup de baguette magique, mais « de réaffirmer que les principes de l’abolitionnisme, officiellement adoptés par la France, doivent être proclamés haut et fort », souligne Danielle Bousquet. Les travaux de l'Assemblée auront contribué à ouvrir le débat, et sans doute à faire bouger les lignes. C'est aussi l'ambition du collectif ZéroMacho, des hommes disant « non » à la prostitution, lancé il y a quelques jours.

Ce qui motive particulièrement ce texte, d'autres députés et la ministre Roselyne Bachelot l'ont rappelé, c'est l'évolution du phénomène. Il y a vingt ans, 80% des prostituées étaient françaises. Aujourd'hui, plus de 80% sont étrangères, souvent en situation irrégulière et victimes de la traite.

Les interventions des députés ont plus globalement mis en avant la crainte de la « banalisation » de la marchandisation du corps, notamment chez les jeunes. La prostitution « pèse d’un poids de plus en plus lourd » et ses « dangers sont d'autant plus grands que la précarité ne cesse de s'installer », souligne Guy Geoffroy. Pour le député UMP, « le débat ne fait que s'ouvrir », en France mais aussi en Europe.

Le délit de racolage en accusation

« Il est impératif de ne pas réprimer les prostituées, mais de responsabiliser les clients », résume la socialiste Laurence Dumont. Et c'est ce double point qui va surtout continuer de faire débat.

Car, de fait, les prostituées sont réprimées suite à la création du délit de racolage passif, institué en 2003 et dénoncé par toutes les associations. Pour la gauche, la suppression de ce délit est un préalable ; pour la droite qui l'a mis en oeuvre, il n'en est pas question.

Le rapport rendu par Guy Geoffroy et Danielle Bousquet, consensus oblige, avait éludé ce point en préconisant une évaluation de délit de racolage passif, après que la sanction du client aura été instituée.

Car la résolution adopté mardi, sans valeur légale, sera suivie d'une proposition de loi qui visera notamment à pénaliser les clients de prostituées. La mesure n'est pas inscrite telle quelle dans la résolution (le texte évoque un « patient travail de prévention, d’éducation et de responsabilisation des clients et de la société toute entière »), mais elle était sur toutes les lèvres dans l'hémicycle, Roselyne Bachelot rappelant qu'elle y est « favorable, à titre personnel ». Et les députés de tous bords qui ont pris la parole y sont également apparus favorables. Une étape a sans doute été franchie mardi 6 décembre, mais le calendrier parlementaire ne devrait pas permettre à cette mesure de voir le jour avant les prochaines législatives.

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Commentaires  

 
#132 Berenice le Lundi 09 Janvier 2012 à 21:37
mon petit Seb, je n'ai que faire de vos conseils et je n'ai pas de temps à consacrer à lire vos commentaires, cependant, comme je ne veux pas vous laisser envahir la dernière page de commentaires avec votre logorrhée je vais mettre un lien ou deux. Histoire de meubler. et d'entendre une autre musique que vos insupportables pleurnicheries.
www.mouvementdunid.org/.../
sisyphe.org/.../
sisyphe.org/.../
sisyphe.org/.../
abolitionniste.blogspot.com/.../
www.prostitutionetsociete.fr/
 
 
#131 Seb. le Lundi 09 Janvier 2012 à 18:57
(suite) @ Berenice, Il n'y a aucune "aberration conceptuelle" dans le concept de racisme anti-blanc. Le racisme étant une idéologie consistant à considérer que l'humanité se divise en race, et que certaines races sont supérieures à d'autres, pourquoi des personnes de couleurs ne pourraient pas avoir ce type de sentiment à l'égard de blancs. Vous devriez lire ou relire "Chien blanc" de Romain Gary, où est démontré que la connerie comme l'intolérance ne fait pas de distinction en fonction des couleurs de peaux. Ensuite effectivement, on sera plus tolérant vis-à-vis des préjugés d'une personne de couleur à l'égard d'un blanc, mais cela ne change rien à la réalité du concept. Ensuite, en effet, la notion de racisme anti-blanc est suspecte car elle surtout invoquée par des blancs racistes ou xénophobes. Cela dit, il y a effectivement des personnes de couleurs qui ont des préjugés à l'égard des blancs, ou encore à l'égard des personnes de leur propre couleur mais d'une autre ethnie, voyez ce qui s'est passé au Libéria.

Vous vous plaignez de la longueur de ma prose, mais lorsque l'on m’interpelle et que l'on m'interroge, je répond. Ensuite, lorsque l'on veut être précis et complet, forcément on doit développer. J'ai souvent entendu ce type d'arguments utilisés à l’encontre de personnes qui n'étaient pas toujours dans le ton des participants d'un forum, mais jamais à l'encontre de ceux tout aussi productifs qui étaient en accord avec la majorité des participants, c'est un peu un arguments de mauvaise foi. Et vous le dites vous même, on est dans un espace public.
 
 
#130 Seb. le Lundi 09 Janvier 2012 à 18:55
Ma petite Berenice, puisque nous en sommes à échanger des petits noms affectueux. Comme je l'ai dit précédemment, je trouve préoccupant que dans votre esprit il y ai une confusion entre le fait de ne pas chercher à punir les clients, et être client. La base de toute réflexion c'est l'abstraction, et consiste donc à s’abstraire de sa propre situation.
Je pense qu'effectivement, il serait bien venu que vous excusiez de m'avoir comparé à un pédophile, que vous reconnaissiez avoir eu tord, avoir été excessive, vous êtes emporté. Ce n'est pas que j'y tienne, c'est juste que cela vous donnerez un peu de hauteur.
D'ailleurs, je ne défend pas les clients à longueur de post, si vous êtes un peu honnête vous reconnaitrez que ce n'est pas le cœur de mes interventions. J'aurai sûrement été plus crédible si j'avais crié avec les loups, et que j'avais critiqué les clients, mais je ne crois qu'ils le méritent, donc je me suis contenté d'être honnête dans le développement de mon opinion.

Le féminisme est un mouvements d'idées et de revendications, il n'est pas nécessaire d'appartenir à un sexe pour adopter telle ou telle opinion. La distinction entre pro-féministe et féministe n'est pas une distinction homme/femme. Le féministe a une implication plus importante que le pro féministe, notamment par des actions. C'est l'équivalent de la distinction entre militant et sympathisant.
Le féminisme ce n'est pas exclusivement la parole des femmes, le féminisme ne se définie pas par le sexe de ceux qui en parle, mais par l'objet de son discours. Visiblement vous voudriez que seule les femmes aient à parler de féminisme, seulement les statuts sociaux sexués se sont construits historiquement l'un par rapport à l'autre, et se répondent mutuellement. Un mouvement visant à normer un nouveau rapport aux statuts sexués manquerait singulièrement de légitimité s'il se passait délibérément d'une moitié de l'humanité. (à suivre)
 
 
#129 Berenice le Dimanche 08 Janvier 2012 à 22:17
Je vous renvoie à la règle numéro 4 (...)Si vous vous retrouvez à envoyer plus de messages que ne le fait le reste entier de la communauté, demandez vous pourquoi.(...), la règle numéro 4, entre autres, la 12 étant en fait la seule qui ne vous concerne pas. En fait, je vous remet le lien, essayez de le lire cette fois.
www.jesuisfeministe.com/.../
 
 
#128 Berenice le Dimanche 08 Janvier 2012 à 22:16
Mon petit Seb, vous dites que vous n'êtes pas client au bout de plusieurs posts ou j'ai émis la supposition que vous l'étiez, dans la mesure ou vous ne m'avez pas contredites j'ai continué, prenant cela pour une acceptation tacite. Vous avez protesté que vous ne l'étiez pas, j'ai rectifiez en disant que si vous le disiez soit. J'ai donc pris acte de votre déclaration. Vous voudriez peut-être que je m'excuse pour cette erreur? Eh bien je ne le ferai pas, elle était de bonne foi, et j'ai rectifié en vous laissant le bénéfice du doute, que voulez-vous de plus? En plus vous ne considérez pas les clients avec mépris, cela ne devrait donc pas vous poser de problème que l'on imagine que vous êtes client, puisque vous ne faites que les défendre à longueur de posts. Soyez un peu cohérent.
Apprenez tout de même que normalement les hommes ne sont pas considérés comme féministes, mais pro-féministes. Ce qui est bien différent. Cela leur évite de parler à la place des femmes pour définir ce qu'est le "bon" féminisme selon eux et parler encore une fois à la place des femmes. Pour la comparaison avec un touriste pédophile je ne vais pas me répéter encore une fois, vous n'avez qu'à relire le post en question jusqu'à ce que vous ayez compris, avec un effort, ça finira peut-être par venir.
Sinon, le concept du sexisme à l'envers, c'est un peu comme le racisme anti-blanc, une vaste plaisanterie, qui est une aberration conceptuelle... Pareil vous n'avez qu'à essayé de comprendre, je suis fatiguée de vos exigences et de votre logorrhée qui ressemble à une diarrhée verbale. Il y en a partout sur toutes les pages.
 
 
#127 Seb. le Dimanche 08 Janvier 2012 à 18:22
@Benerice, j'ai plutôt le sentiment que c'est pour vous que ces propositions ont été écrites. Car effectivement je les ait lues, et elles ont toutes pour finalité de dire qu'importent ce que peut dire un homme sur les questions de féminisme c'est toujours les femmes qui ont raisons, car elles sont femmes et qu'il est homme. C'est finalement un discours très confortable pour vous qui vous dispense de toute remise en cause, ou de reconnaître qu'éventuellement vous vous êtes trompée.

Je ne sais pas ce qu'est le "sexisme à l'envers". Je sais en revanche ce qu'est le sexisme, il consiste à discriminer un sexe sur un autre, à avoir des préjugés à l'égard de personnes en raison de leur sexe. A partir de là je ne vois pas comment, il peut être à l'endroit ou à l'envers.

Vous pouvez me relire, mais c'est bien, entre autres chose, de m'avoir comparé à un touriste pédophile que je vous ai reproché. Ce qui est assez délirant c'est que vous vous trouvez des arguments pour avoir osez employé cette comparaison. Et précisément non, vous n'aviez rien souligné du tout, rien expliqué. Vous vous êtes contentée de brandir ce mot, avec toute la connotation qu'il implique, dans le but de me mettre mal à l'aise, parce que vous ne voulez pas qu'un autre point de vu que le votre puisse s'exprimer.

J'aimerai bien toujours que vous me citiez les choses que j'ai écrites qui vous ont fait croire que d'une part j'étais client, et d'autre part que je regrettai que soient punis les clients de prostitués mineurs.
 
 
#126 Seb. le Dimanche 08 Janvier 2012 à 17:58
@Lora, non c'est une jurisprudence constante de la cour de cassation, depuis 1958. Il y a un renversement de la charge de la preuve. C'est à l'accusé de prouver qu'il a commis une erreur. Ce qui est en droit pénal est tout à fait exceptionnel. Ensuite, on touche à une autre question concernant le procureur. Celui-ci n'est pas lié par la jurisprudence de la cour de cassation de la même manière qu'un juge, puisqu'il est plaideur, et par ailleurs c'est lui qui décide de l'opportunité des poursuites. Mais il avait voulu poursuivre, il avait jugé opportun de le faire, il aurait très probablement obtenu cette condamnation. S'il l'avait pas en 1ère instance, il pouvait faire appel, et s'il n'obtenait pas gain de cause en appel, il pouvait former un pourvoi en cassation. Sauf à ce que la Cour de cassation revienne sur sa jurisprudence, il ne pouvait qu'obtenir cette condamnation.
 
 
#125 Seb. le Dimanche 08 Janvier 2012 à 17:45
(suite) @Elfvy, Je ne sais pas si vous avez une connaissance des dispositifs sociaux dans leur fonctionnement interne, mais un grand nombre de personne qui y passent n'en sortent pas non plus intacts. Une personne peut être en difficulté pour des raisons indépendante de sa volonté, et avoir ponctuellement besoin d'un coup de main. La 1ère chose qui va se passer lorsque cette personne va demander de l'aide c'est qu'elle va être remise en cause par la personne qu'elle devra solliciter. Ensuite, elle devra justifier qu'elle est vraiment en difficulté, ce qui peut être humiliant. Et elle aura toujours quelqu'un en face d'elle qui prendra une distance et de la condescendance à son égard. Ce qui est un réflexe normal du travailleur social. Ces personnes ont face à eux des gens qui sont parfois en grande difficulté, tandis qu'eux ont un salaire qui tombent tous les mois, mangent à peu près correctement, et dorment au chaud. Face à cette inégalité, ils ont besoin de se la justifier, et de considérer qu'eux ont moins de problèmes car ils ont faits ce qu'il fallait, contrairement aux personnes dont-ils s'occupent. Ils se rendent rarement compte de cette attitude condescendante qu'ils adoptent face aux gens dont ils s'occupent, mais la 1ère chose qu'ils cherchent chez eux c'est ce qui ne va pas. Peu de gens ont conscience de cette violence, mais beaucoup de gens en difficulté vivent cela très mal, car ce n'est déjà pas forcément facile de demander de l'aide en soit, mais si ensuite on doit prouver qu'on est pas malhonnête, c'est à dire un fraudeur, et qu'en plus on est méprisé soit ouvertement soit par de la condescendance, ca devient franchement insupportable et cela tombe d'autant plus mal qu'on est en difficulté. Voilà notamment pourquoi certains préfèrent se prostituer car il peut être moins intrusif d'avoir un rapport sexuel rémunéré que de demander une aide qui vous permettra tout juste à vous maintenir dans la précarité.
 
 
#124 Seb. le Dimanche 08 Janvier 2012 à 17:34
@Elfvy, vous résumez bien ma position, des fois oui, des fois non. Je ne crois pas que la prostitution soit intrinsèquement une violence, mais elle comporte effectivement une capacité importante à l'être. Donc, en, effet l'esclavage sexuel n'est pas admissible en 1er lieu parce que c'est de l’esclavage. Ensuite, il y aussi, aussi minoritaire soit-elle, une prostitution choisie et assumée, qu'il n'y a pas lieu d'interdire. Le débat se situe pour la majeure partie de la prostitution qui se trouve entre ces deux extrêmes. Elle peut être animée par un besoin économique. C'est à dire que certaines personnes préfèrent la prostitution au manque d'argent. Donc je trouve qu'il y a parfois une forme d'hypocrisie à compatir aux sort des prostitués parce qu'elles se prostituent, sans ce soucier de tous les gens qui sont dans la même situation que fuient ces prostitués. Ces comme si en réponse à des immolations de pauvres devant des bâtiments publics, on se contentait d'y ajouter des extincteurs. Ce n'est finalement que le confort moral des décideurs qui est préservés par ce types de mesures. On choisi, quelques pauvres, identifiés par une activité considérées comme honteuse, et on attire l'attention dessus pour donner le sentiment que l'on s'intéresse à la misère. Je l'ai déjà dit à mainte reprises, je suis pour tous les dispositifs permettant à chacun se trouvant dans la misère de s'en sortir, par des possibilités de formation, des aides ponctuelles... mais lorsque l'on vise à empêcher la prostitution, on n’élargir pas les choix de ceux qui pourrait être tenté par cette activité, mais en n'en retire. (à suivre)
 
 
#123 Berenice le Vendredi 06 Janvier 2012 à 14:30
mon lien est une description parfaite de votre comportement, on croirait qu'il a été écrit pour vous... Et si vous aviez lu plus que le titre, vous n'essayeriez pas de faire le "coup du sexisme à l'envers".
J'ai dit que "vous ne valiez pas mieux que les touristes pédophiles", vous notez bien que je n'ai pas dit que vous étiez un touriste pédophile, j'ai fait une comparaison (qui se base sur mon échelle de valeur) qui met en parallèle vos rationalisation s et les leurs. Je ne vois pas ou est le problème. Je n'ai pas dit que vous étiez un touriste pédophile, j'ai souligné les points communs entre votre raisonnement et le leur, il ne s'agit, en ce qui me concerne, entre la prostitution de majeures et celle de mineures une différence de degré dans l'ignominie, mais il s'agit de la même réification d'un autre, majeur ou mineur... C'est dommage que vous ne trouviez pas la comparaison flatteuse, mais je ne la retire pas, je considère qu'elle est justifiée. Si vous n'arrivez pas à comprendre mon raisonnement c'est bien dommage, mais il y a plusieurs explications à cela, à celle que vous proposez, à savoir, qu'il n'est pas cohérent, je pourrai vous opposer que vous êtes de mauvaise foi, ou que vous n'êtes pas équipé intellectuellem ent pour suivre... Chacun voit midi à sa porte.
 

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