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Civilisation
Mis en ligne le 30/11/11
« L'affaire Baby-Loup » se devait d'avoir des suites législatives. Ce sera le cas le 7 décembre : le Sénat étudiera une proposition de loi « visant à étendre l'obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité ». La justice avait dû se prononcer sur ce sujet sensible, suite au licenciement d'une salariée de la crèche associative Baby-Loup, à Chanteloup-les-Vignes, qui refusait de retirer son foulard islamique. Les juges, en première instance puis en appel fin octobre, avaient donné raison à la crèche, jugeant licite l'interdiction des signes religieux, au nom du « principe de laïcité » et de « la vulnérabilité des enfants » Mais ce principe n'est toujours pas défini par la loi. Dans les textes, l'obligation de neutralité religieuse s'applique aux services publics mais pas aux structures privées des secteurs social, médico-social, ou de la petite enfance. Ce qui est le cas de Baby-Loup. Laïcité graduée
La proposition de loi initiale, proposé par la sénatrice (PRG) Françoise Laborde, prévoyait l'application globale du principe de neutralité en matière religieuse pour toutes les personnes « chargées de l'accueil des enfants de moins de six ans soit dans les crèches, haltes-garderies ou en qualité d'assistantes maternelles, dans les secteurs privé ou publics ». Après passage en commission des lois, toutefois, ce principe est devenu plus relatif. Voilà qui pourrait conduire à de vifs débats lors de l'examen du texte en séance le mercredi 7 décembre. Car au final le texte, après les amendements proposés par le socialiste Alain Richard, distingue 3 types de structures : celles qui, comme Baby-Loup, bénéficient d’une aide financière publique ; celles qui ne bénéficient pas d’une telle aide ; et celles qui se prévalent d’un caractère religieux. Les premières, explique le Sénat, « devraient être soumises à une obligation de neutralité en matière religieuse. Les deuxièmes devraient être autorisées, au nom de l'intérêt de l'enfant, à apporter, si elles le souhaitent, certaines restrictions à la manifestation des convictions religieuses de leurs salariés au contact de mineurs. Les troisièmes ne seraient pas soumises à l’obligation de neutralité. » LA SELECTION
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Commentaires
j'ai grandi dans une école où un crucifie était fixé aux mur de chacune des salles. Je ne suis pas pour autant devenu chrétien. En quoi le fait qu'une salariée porte le voile aurait-il un impact sur la croyance de nos enfants?
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