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Civilisation Mis en ligne le 28/09/09 I Rédaction par Arnaud Bihel
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C'est discrètement que les députés ont adopté, lundi 28 septembre, la loi Carle, dernier épisode d'une guerre scolaire entre public et privé qui, si elle s'est apaisée depuis les années 90, n'en reste pas moins toujours active. Cette loi veut « garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence ». « Texte d'apaisement », pour la majorité, il est pour la gauche, et les défenseurs de la laïcité, un signe de plus d'une politique privilégiant l'école privée.

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Commentaires  

 
#2 Alain Michaud le Dimanche 04 Octobre 2009 à 21:13
Bonjour,

Depuis des années, mais plus encore depuis 2002 le mouvement néo libéral tente avec succès de faire voler en éclat le système social français. L'objectif est le "ZERO état" et le "TOUT Marché".
L' AGCS signé dans le cadre de l'OMC par le représentant de l'UE a enclenché le processus en Europe. S'en est suivi la fameuse directive Bolkestein qui impose à chaque pays d'ouvrir ses services aux autres membres de l'union sans définir de limite en dehors du régalien.
La suite on la connaît, casse de l’ensemble des outils de la solidarité nationale, promotion du chacun pour soi et stigmatisation de rivalités (public/privé, malades/bien portants, athée/religieux, chômeurs/salariés, etc), pour arriver à la disparition total de tous les services publics d’état. L’éducation, la santé, la poste, l’énergie, le transport, ces millions de clients captifs assureront un chiffre d’affaire conséquent à quelques monopoles privés. Peu importe les conséquences sociales.
Juste pour vous amuser voila l’extrait de conseils aux états donné par l’OCDE en 1996.

Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique.
Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse.
On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants.
Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population.

Cordialement
A+
 
 
#1 Gythiel Jean-Pierre le Dimanche 04 Octobre 2009 à 18:47
Que penser de cette loi Carle (soi-disant texte d’apaisement) qui exige d’une commune à payer les frais d’accueil d’un enfant scolarisé dans une école privée sous contrat sous réserve que l’une des quatre conditions ci-dessus rappelées soit respectée.
De nombreux villages se sont vus imposés la fermeture définitive de leur école par manque d’effectifs. Il est vrai que dans ce cas, la première des conditions précitées dans l’article se trouve réalisée et que la capacité d’accueil est nulle. Faut-il pour autant parler d’égalité de traitement ? Dans ces petites communes le choix de mettre un enfant à l’école publique inexistante (car fermée) est-il respecté ? Propose-t-on aux parents la réouverture de l’école publique dans ce cas ? N’est-il pas plus facile pour eux et pour des raisons de commodités de s’adresser à l’école privée du secteur ?
Non, ce nouveau texte n’apaise en rien les craintes d’une destruction de l’école laïque et républicaine et ne fait que poursuivre l’exode du public vers le privé. La mixité scolaire vole en éclats et la privatisation du secteur public se poursuit de façon insidieuse et sournoise.
 

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