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Bien-être Mis en ligne le 27/01/12 I Rédaction par Arnaud Bihel
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Un documentaire à charge contre le traitement psychiatrique de l'autisme se voit interdit par la justice. Mais le conflit autour de la prise en charge de ce trouble, "grande cause nationale 2012", se poursuit sur d'autres terrains.

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Commentaires  

 
#10 Nollissuor le Mercredi 29 Février 2012 à 01:03
Tous ces Parents culpabilisés(té moins potentiels)devr aient faire réfléchir les psychanalystes-intégristes qui prétendent porter un jugement de valeur sur les individus, à partir de théories simplistes,et qui n'ont pas le courage ou la capacité de porter un regard sur eux-même et qui ajoutent à la souffrance des parents... de la souffrance!C'est de la perversion ou de l'inconscience? Pourtant,les connaissances évoluent! Je sais que Pasteur a mis beaucoup de temps pour convaincre ses pairs que la génération spontanée n'existait pas!...Mais nous ne sommes plus au siècle de Pasteur!...
 
 
#9 hostier le Lundi 13 Février 2012 à 16:28
Il semble interdit de critiquer la psychanalyse, on peut tout critiquer sauf cela.On a mis en cause les mères, les parents, dans le cas de l'autisme, voir le témoignage de Jean Vautrin, père d'un enfant autiste.Un film est quand même interdit de diffusion ! Liberté d'expression et psychanalyse ?
 
 
#8 Viviane M le Lundi 30 Janvier 2012 à 08:42
Très bon article. Je connais cette différence, plusieurs membres de ma famille proche ont de fortes tendances autistiques dont certains ont appris à compenser seuls par un QI élevé. Pour moi, il s'agit d'une différence dans le fonctionnement cognitif qui doit être traitée par l'éducation du jeune à la gestion de sa différence. Comme un mal-entendant, doit apprendre à lire sur les lèvres pour communiquer avec des personnes qui ont une audition dans la moyenne. Un jeune qui ne trouve pas naturellement une manière satisfaisante de gérer des rapports sociaux avec les autres parce qu'il ne perçoit pas assez ou trop ce que ressentent les autres (les deux cas existent) doit être aidé par des adultes pour mettre en place artificiellemen t une manière de gérer les rapports sociaux qui le satisfait. Sans connaître le jargon médical, je suis d'accord qu'il faut absolument éviter de culpabiliser les mères et le pères et traiter l'autisme comme un handicap provenant d'une capacité d'empathie différente de la moyenne de la population. Bien sûr, l'autisme peut être léger ou sévère et il n'y a pas de solution miracle à un autisme sévère.
 
 
#7 Berenice le Lundi 30 Janvier 2012 à 00:58
Ce n'est pas être anti-psychanalyse que de dire cela.
 
 
#6 Berenice le Lundi 30 Janvier 2012 à 00:57
Citation en provenance du commentaire précédent de François:
ce qui est vécu comme culpabilité, pour les mères et les pères d'enfant autistique, reflète en fait une blessure narcissique insupportable lorsqu'elle est soulignée par des psy qui tenteraient de leur montrer que ce malheur qui les frappe, ils y sont pour quelque chose.

Monsieur, si l'étiologie de la maladie est due, non pas à des causes psychiques, mais plutôt à des causes physiologiques, il est très malvenu de faire culpabiliser les parents en plus du reste.
Il semblerait que ce soit effectivement le cas. Rappelons nous du temps de la théorie psychosomatique de Groddeck qui posait comme principe que le cancer était psychosomatique . Ce qui conduisait à essayer de traiter les malades du cancer par des psychothérapies , qui partaient du principe que le cancer c'était dans la tête! Il y a un moment où il faut se remettre en question. Si la psychanalyse peut être adaptée en cas de maladies mentales ce n'est pas le cas pour le reste.
Tout ça pour dire que chacun son métier et les vaches seront bien gardées.
Il est insupportable que l'amour d'une théorie de la psyché en vienne à passer avant le bien être des malades. Si en plus, elle fait des dégâts sur les proches en les culpabilisant, ça devient criminel.
Je dis ça d'autant plus tranquillement que je ne renie pas la psychanalyse qui peut-être une bonne psychothérapie, mais elle ne doit pas être utilisée à tort et à travers.
Le terme autisme vient de la psychanalyse, c'est une contraction de auto-érotisme qui était jugé un peu politiquement incorrect. Le nom est resté, mais la compréhension de la maladie a évoluée. Elle n'est sans doute pas à classer dans les psychoses, donc stop à la prise en charge par la psychanalyse, en se référant à la théorie psychanalytique , car ce n'est pas adapté à la maladie.
 
 
#5 François le Samedi 28 Janvier 2012 à 13:25
ce qui est vécu comme culpabilité, pour les mères et les pères d'enfant autistique, reflète en fait une blessure narcissique insupportable lorsqu'elle est soulignée par des psy qui tenteraient de leur montrer que ce malheur qui les frappe, ils y sont pour quelque chose.
La psychanalyse, par contre, si on respecte sa pratique, pour ce qu'elle est en théorie, n'a pas d'autres objectifs que d'accompagner ces parents, les considérant eux-mêmes comme victimes de ce qui les frappe. Méfions nous des soit-disant Psys qui se revendiquent de la psychanalyse. On trouve malheureusement trop de personnes se qualifiant psychanalystes plus par prestige que par une réelle compétence. Un psychanalyste se reconnaît par les résultats positifs qu'il obtient par une implication judicieusement psychanalytique , capable de faire émerger de l'inconscient afin de les neutraliser, les forces qui aboutissent à un refus de la réalité, refus dû à un traumatisme que la parole peut libérer. Seuls ceux qui ont su faire l'épreuve d'un réel travail sur eux-mêmes peuvent se qualifier psychanalystes, car ils savent comment ça se passe, et donc peuvent conduire une telle démarche en connaissance de cause. Les politiques parlent donc sans savoir et veulent prendre des mesures dans l'ignorance totale d'une pratique qui leur échappe complètement, c'est irresponsable et inhumain. Ceux qui peuvent témoigner du bien fonder de la psychanalyse, on ne les entend pas du fait que c'est un vécu personnel qui se passe de commentaires, seul compte, pour chacun d'eux, le fait de s'en être sorti, après tant de souffrance d'un mal existentiel insupportable.
Le culte de l'ignorance est la seule maladie que la psychanalyse ne peut pas prendre en charge ! C'est ce qui la met en danger face à ceux pour qui l'inconscient n'existe pas, surtout quand ils tiennent les rênes du pouvoir, ça les rend encore plus agressifs.
 
 
#4 sophieD le Samedi 28 Janvier 2012 à 10:43
Il n'y a pas que sur l'autisme que la culpabilisation des mères -et parfois aussi des pères- est l'activité favorite des psys. Pas tous bien sûr mais beaucoup, beaucoup trop. Et ce qui est dit dans le film, ce sont bien eux qui le disent, la journaliste n'avait pas un révolver sur la tempe. Le ras le bol des parents n'est pas sorti de nulle part...
 
 
#3 Jacques le Samedi 28 Janvier 2012 à 00:40
A Danièle, ne dites rien alors... parce que effectivement, si vous êtes spécialisée on aurait aimé savoir : comment votre pratique a évolué ces 20 dernières années ? pour quels bénéfices pour ceux dont vous participez à la "prise en charge" (ou au "soin", ou même osons le mot "à l'éducation" ?).
Et de comprendre ce qui vous rend aussi peu enthousiaste à l'idée du "label" (c'est marrant ça, le collectif des 39 trouvait aussi que ça n'avançait à rien...).
Merci Sophie Robert pour votre courage et votre finesse, votre film est bien au chaud, il sera vu, comme les suivants !
 
 
#2 Danièle le Vendredi 27 Janvier 2012 à 19:13
Si quelqu'un veut bien m'expliquer ce qu'est la théorie psychogénétique et aussi en quoi c'est différent de ce que l'on appelle un "trouble du développement" parce que moi qui suis quand même spécialisée dans ces domaines, je n'y comprends rien. A part qu'il y a de l'idéologie qui se greffe sur de la souffrance et je trouve ça assez moche. Quant au documentaire en question, je l'ai vu et j'ai déjà dit ce que j'en pensais. On pourrait faire la même chose en filmant des féministes et en rebidouillant au montage pour les couvrir de ridicule. Il y a un minimum d'honnêteté intellectuelle et de déontologie à avoir. Que l'autisme soit considéré comme une grande cause nationale me paraît très bien, mais je ne suis pas sûre que cela résoudra le problème, hélas. Je dis ça, je dis rien, hein!
 
 
#1 Nathalie R le Vendredi 27 Janvier 2012 à 15:03
Oui c'est un très bon article, mais il ne faut pas non plus oublier, que même si déjà beaucoup de psychiatres disent ne pas pratiquer la psychanalyse ouvertement...officieusement, les familles savent que ce n'est pas fini. Des correspondances et des certificats médicaux ont pu mettre en lumière des pratiques intolérables, et ce, dans des institutions qui ont le pouvoir de nous attribuer des aides sociales pour nous occuper de nos enfants (et si je dis ça c'est parce que j'en ai !), des propos lâchés discrètement, des paroles sans en avoir l'air, on culpabilise les parents de plusieurs façons, et la pratique perverse de la culpabilité peut revêtir plusieurs facettes, y compris celle de la pseudo bienveillance !

Donc, oui, ça sera vraiment fini lorsque les psychanaleux (de toutes les professions, pas seulement les psychiatres) seront interdits de donner une appréciation psychanalytique sur notre parcours et sur l'autisme bien entendu ! Et qu'ils seront pénalisés pour leur acharnement à ne pas respecter les familles et les autistes !
 

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