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Bien-être Mis en ligne le 07/09/11 I Rédaction par La rédaction
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Cancer, diabète, accidents cardiovasculaires et problèmes respiratoires chroniques : les « maladies non transmissibles » sont responsables de près des deux tiers des décès dans le monde. Et l'épidémie va croissant. Le sommet de l'ONU qui leur sera consacré dans 10 jours n'a pas le droit d'échouer, avertissent les experts.


Dans la dernière décennie, le nombre de cancers dans le monde a augmenté de 20%, pour atteindre 12 millions de nouveaux cas chaque année. Plus de quatre fois le nombre de nouveaux malades du VIH. La faute au mode de vie, alertent les experts du WCRF, Fonds mondial de recherche contre le cancer (1). Une mise en garde à l'approche du Sommet de l'ONU consacré aux « maladies non transmissibles », les 19 net 20 septembre à New-York.

« Beaucoup de gens ne sont pas encore conscients que des facteurs comme l'alcool et l'obésité influent sur le risque de cancer », rappelle Martin Wiseman, du WCRF. « Et, de la publicité aux prix des aliments, notre société fonctionne de manière à décourager les gens d'adopter des comportements sains ».

« Il y a ceux qui argueront que le comportement résulte d’un choix personnel », commentait en juin dernier devant l'ONU Cary Adams, directrice générale de l’Union internationale de lutte contre le cancer. Ainsi, 31% des adultes ne pratiquent pas suffisamment d'activité physique. Mais, relevait-elle, les gouvernements ont leur rôle à jouer dans l’éducation des enfants, la taxation du tabac ou le contrôle du secteur de l’industrie de l’alimentation et des boissons.

Selon les experts, adopter une alimentation et un mode de vie plus sains permettrait d'éviter près d'un quart des cas de cancer. Chaque année, 2,8 millions de ces cas sont liés au régime alimentaire, à l'activité physique et au poids. « Et ce chiffre risque de s'élever fortement dans les 10 prochaines années », alerte le WCRF.

Menace sur les pays en développement

Au-delà du cancer, l'organisation s'inquiète de l'essor des autres « maladies non-transmissibles » : diabète, accidents cardiovasculaires et problèmes respiratoires chroniques.

On a tendance à penser que ces maladies « concernent essentiellement le monde développé. Mais les pays pauvres connaissent aussi des taux d'obésité en hausse, leurs habitants consommant de plus en plus de nourriture industrielle et pratiquant de moins en moins d'activités physiques », avertit Kate Allen, du WCRF. « L'urbanisation et la mondialisation des échanges et des techniques de commercialisation notamment du tabac, des produits alimentaires et de l'alcool » y ont augmenté les risques, renchérit l'ONU. Et « la probabilité de contracter ces maladies et d'en mourir précocement est plus grande du fait du manque d'infrastructures de soin et de systèmes de protection sociale ».

En 2008, 38 millions de personnes sont mortes de ces maladies non transmissibles, près des deux tiers des décès dans le monde. Et 80% de ces décès ont eu lieu dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Cette situation occasionne « une baisse de la productivité et une augmentation des dépenses de santé, ralentissant ainsi le développement économique », relevait un rapport de l'ONU en mai dernier.

Ne pas manquer l'occasion

Ce document de travail invite les membres de l'ONU à faire leur mea culpa, lors du Sommet des 19 et 20 septembre : « Alors que la communauté internationale s’attachait en priorité à lutter contre les maladies transmissibles telles que le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, les quatre principales maladies non transmissibles sont pratiquement passées inaperçues dans les pays en développement pour finalement prendre la forme d’une épidémie mondiale ».

Pour le Secrétaire général des Nation unies, Ban Ki-moon, le sommet doit conduire à « inscrire les maladies non transmissibles en tête de la liste des priorités en matière de développement, où elles devraient figurer. » Le WCRF juge indispensable que les gouvernements fassent preuve d'un « réel leadership », lors de ce rendez-vous crucial. Sinon, estime Kate Allen, « cet événement international qui n'arrive qu'une fois par génération ne sera qu'une occasion manquée. »

Facteurs de risque : les femmes rattrapent les hommes

« Dans toutes les tranches d’âge, le risque est plus grand pour les hommes que pour les femmes de mourir d’une maladie non transmissible », remarque l'ONU. La raison est que « les hommes sont davantage exposés aux facteurs de risque tels que le tabagisme et les effets nocifs de la consommation d’alcool, qu’ils ont moins souvent recours aux soins préventifs et qu’ils ont moins d’attaches sociales que les femmes.

Mais « les femmes sont de plus en plus affectées par ces maladies. En général, elles ont une activité physique moindre que celle des hommes, présentent une plus forte propension à l’obésité et, dans certains groupes de population, elles se sont mises à fumer à un rythme alarmant. Dans plusieurs pays développés, les taux de mortalité due au cancer du poumon augmentent plus vite chez les femmes que chez les hommes, ce qui indique que le tabagisme est plus récent chez ces dernières et laisse penser que l’écart entre les taux de mortalité liée aux maladies non transmissibles chez les hommes et les femmes pourrait se resserrer dans le futur. » En France aussi, l'Inpes relevait en octobre dernier que les femmes fument davantage en 2010 qu'en 2005.


(1) Le site en français : http://www.fmrc.fr/index.php

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Commentaires  

 
#3 Patrizia le Vendredi 09 Septembre 2011 à 06:01
Citation en provenance du commentaire précédent de de profundis:
suite de Lora... Et pour l'industrie agroalimentaire l'utilisation de produits à bas coûts qui bouchent les artères favorisent l'obésité... Il faut règlementer malgré la redoutable puissance de l'ind agroalimentaire . Trop facile de dire que ces salauds de pauvres n'ont qu'à faire un effort pour mieux se nourrir et faire du golf une fois par semaine pour s'oxygéner

Exactement. On nous vend de la m... (à prix d'or) et c'est ça qu'il faut changer!
 
 
#2 de profundis le Jeudi 08 Septembre 2011 à 09:23
suite de Lora... Et pour l'industrie agroalimentaire l'utilisation de produits à bas coûts qui bouchent les artères favorisent l'obésité... Il faut règlementer malgré la redoutable puissance de l'ind agroalimentaire . Trop facile de dire que ces salauds de pauvres n'ont qu'à faire un effort pour mieux se nourrir et faire du golf une fois par semaine pour s'oxygéner
 
 
#1 Lora le Jeudi 08 Septembre 2011 à 07:51
Ce qui empêche la prévention, c'est la manne financière que représente pour l'état la vente de tabac et d'alcool.
 

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