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Education
Mis en ligne le 14/12/10
Le rapport de la mission parlementaire d'information sur les rythmes scolaires, publié le 8 décembre, a fait couler beaucoup d'encre. Sa proposition phare : la fin de la semaine de 4 jours. Facile à clamer, moins à mettre en oeuvre. Car, le rapport le souligne lui-même, on touche là à un « paramètre fondamental d’organisation de l’école… et de la société »
Pour l'intérêt de l'enfant Pourtant, deux ans après sa généralisation, le choix de la semaine de 4 jours est battu en brèche. Elle est d'ailleurs depuis toujours la cible des chronobiologistes, selon lesquels elle « délirante », « mauvaise », « aberrante »... bref, inadaptée au rythme de vie de l'enfant. Autre souci fréquemment relevé : la suppression des cours le samedi matin a distendu les relations entre parents et instituteurs. Le rapport parlementaire prend donc clairement position : la semaine de 4 jours « devrait être interdite ». Un tel choix « manifesterait clairement la volonté des pouvoirs publics de placer l’intérêt de l’enfant au centre de la nouvelle organisation du temps scolaire en allant au-delà des intérêts acquis. » Rien de novateur en soi. Ce qui l'est davantage, c'est que les parlementaires reconnaissent qu'une telle réforme s'annonce particulièrement « difficile » et doit s'accompagner d'un large consensus. Car il ne s'agit pas seulement de modifier le nombre de demi-journées travaillées. Ce changement implique des journées de cours moins chargées, et donc de « repenser la part respective des activités scolaires et périscolaires ». Le rapport invite ainsi à revoir les modalités de l'aide personnalisée aux élèves en difficulté. Et préconise des "sas" de calme et d'activités, avant et après la classe. En somme, il s'agit de toucher à la fois à un « paramètre fondamental d’organisation de l’école… et de la société. » Mercredi, samedi, pas de solution consensuelle Car les implications d'un changement de rythme dépassent vite le cadre de l'école. Retour en classe le mercredi ou le samedi matin ? Chaque option a ses détracteurs. La CFDT argue ainsi que les familles se sont organisées en fonction du mercredi sans école : 80 % des femmes travaillant à temps partiel ne travaillent pas ce jour-là. En conséquence, la scolarisation imposée du mercredi matin irait, selon le syndicat, « droit dans le mur » Le rapport parlementaire note également le poids des autorité religieuses, le clergé catholique se montrant réticent à voir disparaître un mercredi matin souvent dévolu à la catéchèse. L'hypothèse d'un retour à l'école le samedi matin révèle également des enjeux sociaux. Son appréciation marque un clivage entre zones rurales et grandes agglomérations, les habitants de ces dernières préférant profiter d'un long week-end pour échapper à la ville. Le samedi matin libre est aussi « indispensable à la bonne organisation des temps de visite des familles divorcées », relève le rapport. Une conclusion s'impose : il n'y a pas de solution miracle. Pour les auteurs du rapport, la meilleure option est celle d'une forme de décentralisation : laisser aux collectivités une latitude dans l'organisation de la semaine scolaire. La facture du périscolaire Des collectivités qui ont également en charge une bonne partie de la facture de l'enseignement primaire. Et cette facture ne pourrait que gonfler si les rythmes scolaires venaient à être réformés suivant les recommandations actuelles. « Toute heure de cours en moins se traduirait, automatiquement, par un temps de prise charge supplémentaire pour la ville ». Car moins d'heures de cours par journée implique davantage d'activités périscolaires. Derrière les multiples aspects organisationnels, il y a donc aussi une question financière. Pour exemple, la ville d’Épinal (34 000 habitants) a introduit dans 11 écoles un dispositif Aménagement du temps de l’enfant, lequel a valeur d'exemple aux yeux des auteurs du rapport. Un projet participatif visant à assurer la continuité éducative entre les activités scolaires du matin et les activités périscolaires de l’après midi. Mais cela a un coût de fonctionnement : 1,7 million d’euros par an pour un millier d'élèves. Pour les auteurs du rapport, c'est bien là « le 'nerf de la guerre', la bataille pour des rythmes de vie scolaire plus adaptés dans les écoles ne pouvant être remportée qu’avec le soutien financier des communes et de l’État. » En mai, la Cour des comptes appelait d'ailleurs ce dernier à « accroître la part des financements allouée à l’école primaire » dans le budget de l'Education nationale. LA SELECTION
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Commentaires
Mais aucun travail ne l'est, et être prof n'est ni plus ni moins fatiguant qu'un autre travail, malgré ce qu'on voudrait nous faire croire.
Seulement il me semblait (naïvement) que vouloir être prof était un peu plus tourné vers l'humain (les enfants en l'occurence) que le monteur de carrosserie chez Renault, et qu'en l'occurence, on avait plus à coeur le bien être des enfants.
Enfin, en tous cas c'est le message qui nous est seriné "officiellement".
Officieusement, on entend plus parler d'"acquis sociaux", ce qui font bondir ceux qui n'ont "que" 5 semaine de congés payés et qui n'ont pas, les imbéciles, passé le concours !
Sinon, personne, dans tous ces textes qui ont certes leur intérêt, ne s'attaquera au dogme : et si les parents avaient la possibilité de faire 35 h en 5 jours en sortant du boulot plus tôt pour s'occuper eux-mêmes de leurs enfants? Pourquoi faut-il que les parents ou les enfants ou les collectivités locales payent le prix de ce mythe franco-français qui veut qu'un salarié qui sort du boulot à
h soit forcément meilleur qu'un qui commence tôt et finit tôt?
La semaine de jours avec moins de vacances mais des journées plus courtes permettrait aussi aux parents de cesser ce rythme aberrant : en France on a le plus grand nombre de jours de congés, et les semaines les plus longues. En clair on se tue à la tâche et après on a besoin de se vider l'esprit.
Je milite pour un système ou la journée de travail réelle dure vraiment huit heures (sauf coups de bourre, ça arrive dans toutes les entreprises), quitte à répartir l'effort sur plus de jours travaillés.
Moins de Burn-out, plus de de temps pour la vie de famille, moins de discrimination envers les femmes (parce que ce rythme est défavorable aux femmes) mais aussi plus de temps pour la vie associative, pour se cultiver, moins de périscolaire coûteux, inégalitaire, et qui n'est jamais qu'un système de garde de plus. Nos enfants ont besoin de temps avec leurs proches. Pas de temps en troupeau sous la responsabilités d'adultes chargés de les éduquer, pas de les aimer.
On a compris depuis longtemps que la préoccupation première du "Mammouth" qu'est l'éducation nationale n'est pas le bien être de l'enfant mais bien la sauvegarde de leur "planque".
Comment ensuite, soutenir les mouvements de grève des professeurs alors que tout ce qui leur importe ce sont leurs 16 semaines de congés payés (pendant lesquels bien souvent ils travaillent pour leur compte !), et leurs 3 jours de congé par semaine ?
Quand on travaille réellement 35h par semaine, on se repose pendant ses congés, on ne fait pas autre chose.
A mon avis, si les femmes le désirant, pouvaient travailler à plein temps, cela réduirait leur précarité professionnelle tout en sachant que les enfants ne sont pas simplement "gardés". Peut-être que le mercredi matin pourrait être mis à profit pour faire du sport ou des activités musicales/manuelles. Ma génération a toujours eu école le mercredi matin et je n'ai pas souvenir d'avoir été perturbée... cela permettait également à ma mère de s'épanouir dans son travail.
Enfin, si les femmes veulent rester à temps partiel, la fait de choisir un autre jour que le mercredi serait certainement bien accueilli par les employeurs.
C'est vrai que les élèves les plus doués ont plus le droit que les autres de s'ouvrir à la culture. Si on ne sait pas bien lire, pas la peine de pouvoir apprécier un opéra : avec un RSA, on pourra pas se le payer !
Citation en provenance du commentaire précédent de nr:
S'adapter au rythme de l'enfant est ce que demande les chronobiologist es. Votre "soi disant" dénote un rejet de la science pour une espèce de réflexion de comptoir.
Si on veut une école pour tous, amenant tous les enfants à la citoyenneté, l'émancipation et l'intégration dans notre société, il faut remettre en place la semaine de 5 jours.
La semaine de 4 jours ne fait qu'empirer les choses et ce ne sont pas les résultats de PISA qui viendront infirmer les chronobiologist es !
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