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Parmi ses 11 membres, le Conseil constitutionnel comptait jusque là deux femmes. Il n'y en aura désormais plus qu'une : Jacqueline de Guillenschmidt, nommée en 2004 par le président du Sénat.
Le chef de l'Etat se trouvait confronté à un dilemme : poursuivre une pseudo-ouverture, ou remplacer la sortante, Dominique Schnapper, par une autre femme. En nommant Michel Charasse, il a donc choisi la première option. Une ouverture qui n'en a que le nom, puisque le « dernier baron de la mitterrandie » n'est plus membre du parti socialiste, et est depuis des années un proche de Nicolas Sarkozy, qu'il a soutenu à la présidentielle.
Une femme parmi onze membres. L'assemblée des sages reste hermétique à l'ouverture au féminin, à l'heure où, pourtant, les grands discours sont à la féminisation des instances de décision.
La parité est en marche sur les listes électorales, le gouvernement réfléchit à instaurer des quotas dans les conseils d'administrations des grandes entreprises... mais dans les organismes officiels, la « mâle attitude » est de règle, comme le rappelle sur Mediapart le directeur de l’Observatoire de la vie politique et parlementaire. Denys Pouillard fait remarquer « le recul patent des nominations de femmes dans les conseils d’administration, d’orientation ou commissions exécutives. » Et s'interroge : « Faut-il en arriver maintenant à une loi pour garantir la représentativité décente, légitime et proportionnelle des femmes dans les organismes de moins en moins indépendants et de plus en plus politiques ? »
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