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Chroniques Mis en ligne le 23/10/10 I Rédaction par Isabelle Germain
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bébéLe Parlement Européen veut allonger la durée du congé de maternité en Europe.  Halte là ! Ça va coûter cher, dit le gouvernement français. Curieuse conception de la richesse. Tous ces bébés qui vont payer les retraites ne mériteraient pas un petit effort de nos finances publiques ? Et quid de leurs mamans qui se heurteront à une hostilité encore plus grande du monde du travail ? Faut-il une grève des ventres pour repenser la richesse ?

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Commentaires  

 
#11 Kara le Vendredi 12 Novembre 2010 à 10:27
C'est assez affligeant de lire que la croissance de notre pays passe par une augmentation du nombre de naissances et pas par des subventions à l'industrie... En quoi d'ailleurs ces subventions seraient un "réflexe masculin ?". Merci d'entretenir les préjugés. De plus avec ce qui se passe dans le monde en ce moment, conflits à l'échelle internationale, valeurs extrêmistes sur la pente ascendante, immigrations climatiques qui se préparent, surpopulation et appauvrissement des ressources, ce n'est pas difficile de s'imaginer ce qui va bientôt nous tomber sur le coin du nez. Sortez les yeux de votre nombril et regardez ce qui se passe autour, nous ne sommes pas à une époque où il fait bon d'avoir des enfants. Demandez-vous aussi combien de femmes veulent cet allongement du congé maternité, et combien de femmes ont des enfants contre leur volonté parce qu'elles cèdent à la pression sociale.
 
 
#10 Manso le Mardi 26 Octobre 2010 à 10:55
La planète est déjà surpeuplée: près de 7 milliards d'habitants alors qu'elle ne peut en accueillir durablement qu'entre 4 et 5.
La France voit actuellement sa population augmenter de 350.000 âmes tous les ans (naissances + immigration). Or d'ores et déjà, l'équivalent d'un département de la superficie de l'Isère disparaît sous le béton tous les 10 ans ! De plus, à ce rythme, nous serons 100 millions dans un siècle: bonjour l'angoisse...
Et donc, se contenter de 2 enfants semble une sage solution. Que les congés parentaux soient plus longs, qu'il y ait plus de maternelles, que même les allocations familiales soient versées dès le premier enfant, pourquoi pas?
Par contre, au delà de 2 enfants, on ne devrait pas recevoir plus (ce sans effet rétroactif évidemment).
www.demographie-responsable.org/
 
 
#9 Delly le Mardi 26 Octobre 2010 à 10:50
J'en reviens pas qu'on en soit encore à considérer que faire des bébés ça paiera nos retraites...
La génération qui commence à faire des enfants actuellement n'espère pas avoir de retraite, alors ce n'est pas à ça qu'elle pense en faisant des enfants (et d'ailleurs j'espère que personne n'a jamais pensé à sa retraite en faisant des enfants. C'est horrible de tout ramener à du pognon). En revanche les femmes voient que élever un enfant pénalise leur employabilité (avant même de parler de carrière), mais que visiblement l'UE en est encore à penser que l'allongement du congé mat serait un progrès social.... tu parles. Ca sortira encore plus de femmes du marché de l'emploi et ça fera baisser les stats du chômage, ça pénalisera encore plus toutes les femmes de 28 à 40 ans.
Pendant ce temps, on "oublie" de rendre le congé paternité obligatoire, et plus long.

C'est pas encore aujourd'hui qu'on se rend compte que les enfants se font et s'élèvent à deux....
 
 
#8 isabelle germain le Mardi 26 Octobre 2010 à 05:49
@ Anaïs. Non, on ne considère pas qu'une femme est un vendre. Mais les mesures qui concernent les mères se répercutent sur toutes les femmes. Si la société est organisée pour qu'elles seules s'occupent des enfants, ça pénalise toutes les femmes, y compris celles qui ne sont pas mères, car les employeurs considèreront toujours qu'il est plus "risqué" d'embaucher une femme. Si on octroie aux hommes de longs congés paternité ou parentaux, le "risque" sera partagé, y compris avec les hommes qui ne veulent pas d'enfants. C'est la présomption de risque d'absence qui bloque les employeurs.
 
 
#7 dufrenois le Lundi 25 Octobre 2010 à 12:17
je pense que l'idée d'arrêter de procréer ne serait même pas un obstacle à l'ascencion fulgurante des uns qui ne se soucient pas de l'avenir de la société par la procréation, c'est une idée culturelle qui n'a plus cours. A l'heure de la mondialisation ces "uns" considèrent déjà que nous sommes trop nombreux sur terre et qu'une baisse de la démographie serait plutôt une bonne décision, quelqu'en soit les modalités.
Je pense que c'est aujourd'hui, et dans la répartition des richesses qu'il faut frapper pour dégonfler un peu le système en escalade de l'enrichissement abusif, et réduire l'homme à une plus simple expression, l'humain.
Lorsque l'on parle de réduire les revenus des politiques, tout le monde s'accorde à dire que personne ne voudrait faire de la politique, ce qui revient à dire que la politique n'a plus rien d'une passion ou d'un métier comme un autre, mais que c'est réellement une bonne planque de privilégiés. Pour ma part, je pense que l'on aurait enfin des politiciens qui feraient leur métier par passion du métier et de leur pays, comme beaucoup d'autres fonctions.
D'un autre côté il me semble qu'il est très possible d'établir un salaire maximum, et que la tranche entre le salaire maximum et le salaire minimum permette à tout le monde de vivre décemment.
Enfin cesser de laisser l'argent individuel faire de l'argent individuel, c'est une notion absurde d'une économie.
Il est très possible d'établir des règles d'une économie qui permette à chacun de vivre décemment tout en réservant le surplus au développement technologique, industriel, scientifique.
Est-ce qu'une madame Bettencourt réinjecte ses extravagants profits dans des projets qui permettent l'amélioration de la vie humaine ? du développement ?
 
 
#6 anais le Lundi 25 Octobre 2010 à 10:43
Décidément sur ce site... on a l'air de considérer qu'une femme est un ventre! Drole de conception de la femme... pour des soit-disant féministes... qu'elles luttent plutot pour le congé paternel après la naissance... et considèrent qu'environ 1/3 des femmes NE VEULENT pas d'enfant.. et plus subir les contraintes de ces mères qui n'assument meme pas leur fonction... sauf quand ca les arrangent !
 
 
#5 Meri le Dimanche 24 Octobre 2010 à 22:01
greve du ventre ? Laissez moi rire. Dans une société nataliste qui considère qu'une nullipare est une sous-femme, un dechet frustré.

Pas envie de faire naitre des enfants dans un monde pareil, mais face à la pression sociale, je finirai par craquer et devenir une "vraie femme". Peu importe si comme 80% des parents d'aujourd'hui, j'ai pas le temps de l'éduquer, trop occupée à travailler plus pour gagner moins. De toute façons, il sera chomeur ou casseur, mais je m'en fous, je le verrai pas, je me serais tuée à la tâche d'abord, sauf si un DRH me pousse pas au suicide d'abord. Un bon salarié est un salarié mort, faites des bébés, au pire, il y a les allocs
 
 
#4 isabelle germain le Dimanche 24 Octobre 2010 à 20:25
Françoise. Sur les points 3 et 4. Oui mais comment convaincre nos gouvernants que ce sont des questions importantes, prioritaires ?... Pour l'instant c'est très très mal parti...
 
 
#3 Françoise le Dimanche 24 Octobre 2010 à 18:36
Pas mal vu, mais :
1. un coup de canif dans la pyramide des âges ne se sentira que très très longtemps après, et sur le moment, c'est le paradoxe, cela va même être une source d'économies... Alors NON SURTOUT PAS !!!
2. Il faut continuer de favoriser les mesures qui donnent véritablement aux familles la LIBERTE DE CHOISIR la manière dont elles vont accueillir leurs enfants, la société accompagnant ces choix selon leurs diversités, car c'est l'avenir du pays qui est en jeu : pas d'enfants = pas d'avenir !!!
3. La Société n'est pas là pour imposer un modèle d'accueil des enfants, quel qu'il soit !!! La Société est là pour créer les conditions qui vont permettre aux parents de CHOISIR LIBREMENT la manière de les accueillir.
4. Enfin, au passage, en français, on ne dit pas "Commission des droits de la femme et de l'égalité des GENRES", mais "... de l'égalité des SEXES". En français, les êtres humains ont un SEXE et les choses ont un GENRE.
 
 
#2 de profundis le Dimanche 24 Octobre 2010 à 13:46
@ cultive ton jardin : mais comment ont-ils fait en Suède pour obtenir la prise en charge des congés parentaux très longs ?
 

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