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Chroniques
Mis en ligne le 16/05/11
« J’ai empêché ma fille de porter plainte » : une élue socialiste, dont la fille aurait été agressée sexuellement par Dominique Strauss-Kahn, regrette aujourd’hui son silence. Comme dans bien des cas de viol, la victime s’est tue. Pour préserver la paix. Les faits qui ont conduit à l’arrestation de Dominique Strauss Khan à New York ne sont pas encore clairement connus, mais le discours médiatique qui entoure cette affaire confirme une nouvelle fois que, de ce côté-ci de l’Atlantique, en cas de viol ou de harcèlement sexuel, le coupable présumé est vite transformé en victime et vice-versa. Dominique Strauss-Kahn est inculpé "d'agression sexuelle, de séquestration de personne et de tentative de viol" par le parquet de New York pour avoir agressé une femme de ménage de l’hôtel dans lequel il résidait. Inculpé donc présumé innocent. La nouvelle suscite l’incompréhension. Comment cet homme auquel tout souriait a-t-il pu prendre le risque de commettre un acte qui peut le conduire aux Etats Unis à passer 30 ans derrière les barreaux ? A contrario, s’il s’agit d’une manipulation, quel en serait le mobile ? L’attention se porte plus sur l’homme politique anéanti que sur ses victimes. "Grave erreur de jugement" La « terrible nouvelle » et la façon dont elle est traitée dans les médias français en dit long sur la tolérance aux violences sexuelles en France. Les journalistes savaient, le personnel politique savait. Mais, écrit Jean Quatremer, journaliste à Libération « pour l’avoir écrit en juillet 2007, sur ce blog, j’avais encouru les foudres de certains de mes collègues et d’une partie de la classe politique ». Lors de la nomination de DSK au FMI, il écrivait en effet - sur son blog et non dans son journal : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). » L’homme politique français a, en effet, déjà été inquiété aux Etats-Unis. En 2008, il a failli perdre son poste au FMI pour ce qu’il a qualifié « d’aventure d’un soir » avec une subordonnée, l’économiste hongroise Piroska Nagy, qui évoquait au contraire un « abus de pouvoir. » A l’issue d’une communication rondement menée, le patron du FMI est resté à son poste à Washington et la jeune femme a été nommée à la BERD à Londres. Le conseil d'administration du FMI, lui avait seulement reproché une « grave erreur de jugement. » Cette histoire au moins, a été jugée, l'homme a été recadré. C’était aux Etats-Unis. Honte aux victimes En France ce genre d’affaire n’arrive pas jusqu’aux tribunaux. Pire, on en rigole sur les plateaux télé et l’omerta règne. En 2002 alors qu'elle était âgée de 22 ans, Tristane Banon, journaliste et romancière, aurait été agressée sexuellement par DSK. Mais sa mère, Anne Mansouret, conseillère générale de l’Eure et régionale de Haute-Normandie, candidate aux primaires socialistes pour l’élection présidentielle de 2012, l’aurait dissuadée d’intenter une action en justice parce que, explique-t-elle aujourd’hui dans les médias, Tristane était amie avec la fille de DSK. « Vous savez ma fille était très mal, mais Tristane est la filleule de la seconde femme de Dominique. C’était délicat pour des raisons familiales et amicales ».. dit-elle par exemple dans Paris-Normandie. Elle explique que cette affaire a gâché la vie professionnelle de sa fille et l’a conduite à la dépression.
Honte aux victimes. Comme dans ces familles où l’inceste est tu, par peur des représailles, pour préserver la famille, tandis que la victime, elle, est marquée à vie, et priée de souffrir en silence. Ce n’est pas considéré comme de la non-assistance à personne en danger mais une façon de préserver les équilibres sociaux dictés par les puissants. Le viol fait rire sur un plateau télé Dans le cas de Tristane Banon, la loi du silence aurait dû être rompue par les médias. La jeune femme avait parlé de l’affaire en 2007 dans une émission de Thierry Ardisson, "93, faubourg Saint-Honoré" (voir la video ici). Elle devait interviewer DSK pour l’écriture d’un livre et raconte l’agression devant une dizaine de personnes. Elle raconte la bagarre et précise « J’ai dit le mot "viol" pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur ». Autour d’elle, les invités rigolent, Thierry Ardisson ponctue même une de ses phrases de « j’adore » , puis elle affirme avoir vu un avocat, préparé un dossier puis renoncé parce qu’elle ne voulait pas, toute sa vie « être la fille qui a eu un problème avec un homme politique… » Au passage, un invité lui demande comment elle était habillée, histoire de reprendre l’antienne de la personne violée qui l’a bien cherché. En tout cas la scène, comme des centaines d’autres dans les médias, fait oublier que le viol est un crime. A ce jour, on ne sait pas ce qui s’est réellement passé, ni si DSK est un malade qu’il faut accompagner, mais la façon dont les médias parleront des victimes sera déterminante pour fissurer l’omerta sur les crimes sexuels en France. LA SELECTION
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Commentaires
can take away the blame while still leaving an impact: "Next time you might want to give a little more attention to the audience. I find it helpful to look people in the eyes while I am speaking."
Mais dans le cas DSK,même si beaucoup d'indices laissent penser que l'homme en question n'est tout net,on peut quand même se poser la question suivante...
Comment une femme peut faire une fellation forcée et ceci jusqu'à l'éjaculation du vieux monsieur ?
Il me semble que si elle n'était pas consentante, elle aurait eût la possibilité de lui mordre le bout,et que le vieux aurait certainement tout à coup eût moins ou même plus du tout envie !
Pour moi,ça ressemble plus à une histoire de prostituée qui s'est rendu compte après coup,qu'elle aurait eût la possibilité d'encaissé un peu plus...
Un vrai viol , DSK ?????
Je suis une femme et fiere de l'etre mais je ne me laisserai pas manipuler par des gens malveillants qui utilisent les femmes et leurs droits pour faire leur sale travail de lynchage politique
Je ne suis pas dans le camps de DSK ,ni meme de celui des gens de gauche mais je fais partie de la communaute de mon pays ,la France et je pense fondamentalemen t que cette affaire ,sans en avoir l'air ,porte atteinte tres gravement a la culture francaise que beaucoup de medias ont presentee de facon caricaturale [ les gaulois ] mais qui est celle d'un pays libre ,amoureux , et joyeux , inventeur des regles de l'amour courtois et de la galanterie feminine , bien incompatible avec l'esprit puritain etrique qui regne dans certains milieux et beaucoup de pays , helas .
Pour conclure ,DSK n'a pas le profil d'un violeur mais d'un amoureux des femmes ,ce qui est totalement different .
Pourtant, en matière de protection de l'enfance, le silence, les menaces contre les familles des victimes et l'étouffement systématique des affaires d'agression sexuelle à l'encontre des mineurs, sont des pratiques très courantes en FRANCE et tues par tous.
"L'intérêt supérieur" des mineurs concernés n'est qu'une belle promesse législative, car l'Aide sociale à l'enfance, la justice des mineurs, l'école, la brigade des mineurs et les services sociaux mettent alors tout en oeuvre pour vous voler votre enfant, via de vraies fausses procédures avec de vraies fausses plaintes, afin de lui faire un lavage de cerveau au mineur concerné... Et ils sont forts à ce jeux là, croyez moi.
Personne alors pour vous venir en aide, ni la police, ni la justice, ni les services sociaux qui s'unissent alors en complicité de corruption collective pour vous faire passer pour folle (la mère de la victime), compromettre l'ensemble de la famille, etc...
Nous avons encore des années de combat devant nous pour qu'enfin les droits les plus élémentaires des plus faibles soient réellement respectés en FRANCE et dans le monde...
Elles révèlent ce qui s'est passé en 2002 et ensuite prétendent ne pas vouloir que cet évènement soit utilisé par la justice de New York pour enfoncer DSK .
Conclusions : elles sont ravies de se faire de la publicité:la mère pour sa carrière politique,la fille pour vendre ses bouquins.
elles tiennent quand même à ne pas trop s'aliéner le parti socialiste et elles jurent ,avec leur avocat en renfort, qu'elles ne feront rien contre DSK.C'est ce qui s'appelle ménager la chèvre et le chou...
on pourrait qualifier cette attitude de faux-culs.....
C'est tout de même rassurant pour notre démocratie de constater que certains médias français - comme celui-ci - ne sont pas complices des politiques, des puissants. Longue vie à ce webmagazine.
C'est également rassurant de lire autant de commentaires d'indignation, tant sur l'excés de protection de DSK présumé coupable, que sur le mépris pour cette femme de ménage présumée victime.
Je conseille vivement de regarder les 2 parties du débat diffusé sur France24 le 19 Mai intitulé « Sexe et politique : Abus de pouvoir? » :
1e partie france24.com/.../...
2e partie france24.com/.../...
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