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Cafouillage
Mis en ligne le 18/01/11
Terminus pour Berlusconi ? La presse d'opposition tire à boulets rouges sur le Cavaliere, accusé de prostitution de mineure et d'abus de fonction. « Un nombre significatif de jeunes femmes se sont prostituées avec Silvio Berlusconi dans ses résidences en échange du versement de sommes d'argent », affirme le parquet. Habitué à se sortir indemne de tous les scandales, le premier ministre italien pourra-t-il rebondir encore une fois ?
Le parquet affirme désormais disposer « d'amples éléments de preuve » contre Silvio Berlusconi. Et l'enquête a mis au jour une affaire plus vaste. « Un nombre significatif de jeunes femmes se sont prostituées avec Silvio Berlusconi dans ses résidences en échange du versement de sommes d'argent », écrit le parquet dans un document envoyé à la Chambre des députés.
Selon les retranscriptions des écoutes dévoilées par la presse italienne, Karima el-Mahroug assure dans une conversation que Silvio Berlusconi était parfaitement conscient qu'elle était mineure. Dans une autre elle évoque le prix de son silence : « J'ai dit à Silvio que je ne voulais pas m'effacer comme ça. Cinq millions pour que mon nom disparaisse. » L'hebdomadaire l'Espresso évoque quant à lui la conversation entre une ancienne potiche de la télévision et un présentateur d'une chaîne propriété de Berlusconi, tous deux suspectés d'avoir recruté des femmes pour les soirées du président du Conseil, dans laquelle ils évoquent le tarif d'une fellation. « Abus de pouvoir permanent » A gauche, la presse s'indigne. Et appelle le Cavaliere à démissionner au plus vite. Quelle que soit l'issue de l'enquête, « son inconscience des limites, la démesure érigée en règle de vie, sa conception des rapports entre hommes et femmes, tout cela combiné donne forme à un abus de pouvoir permanent qui salit les institutions et offense l'Etat », écrit le quotidien La Repubblica dans son éditorial ce mardi 19 janvier, titré sans ambiguïté : « Terminus ». L'affaire est d'autant plus sérieuse que Silvio Berlusconi dispose depuis quelques mois d'une majorité fragilisée, et a tout récemment vu une partie de son immunité levée. S'il est renvoyé en justice, le président du Conseil risque jusqu'à trois ans de prison pour prostitution de mineure et jusqu'à douze ans pour abus de fonction. Le Cavaliere rejette ces accusations et se dit à nouveau victime de persécution. Et reste soutenu par une partie de la presse - il est toujours propriétaire de plusieurs titres et chaînes télévisées via sa compagnie Mediaset. Les pro-Berlusconi peuvent aussi compter sur la capacité du président du Conseil à rebondir dans toutes les situations. Il est à chaque fois sorti indemne de la vingtaine de poursuites dont il a été l'objet dans des affaires économico-financières. En 2009, déjà, il avait été au coeur d'un scandale sexuel – pour avoir fait appel à des escort-girls pour des soirée dans sa villa de Sardaigne, tandis que sa femme le quittait, l'accusant de « fréquenter des mineures ». Un scandale médiatique finalement sans conséquence sur sa popularité. LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
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