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Cafouillage
Mis en ligne le 31/10/11
En Suède, l'ouvrage « Happy happy » dérange. Il raconte le bonheur de femmes ayant trouvé dans le divorce la liberté et une solution au partage des tâches familiales.
Vent de conservatisme
Las ... Une avalanche de critiques s'abat sur ces « mauvaises mères » qui, selon leurs détracteurs, feraient le malheur de leurs enfants. Des psy ont beau rétorquer qu'une maman heureuse et souriante est plus bénéfique au développement de l'enfant, rien n'y fait. Un vent de conservatisme souffle sur la Suède comme partout dans le monde puisque les auteures font un parallèle entre ces critiques et la montée des Tea Partis aux Etats Unis. (En France, une fondation vient d'être lancée pour lutter contre le divorce). Le Soir rapporte les propos de Maria Sveland, surprise par la virulence des réactions à son livre : « Si un homme avait écrit qu'il appréciait les semaines où les enfants sont chez leur mère, on l'aurait félicité d'être un homme aussi moderne et un papa aussi fantastique, qui s'occupe de ses enfants une semaine sur deux ». Face à la bronca, l'auteure affirme dans Libération que si ce livre avait été publié dans les années 70, il n'aurait provoqué que des «bâillements ennuyés». Et de rappeler les traveaux de Marie-Joseph Bertini sur l'enfermement des femmes dans des rôles bien délimités.. Conservatisme, backlash... LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
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Commentaires
Excusez moi d'avoir zappé cette partie. D'abord le divorce est aussi la plupart du temps une libération pour l'homme. Ensuite je suis d'accord avec vous, les enfants sont sans doute mieux avec des parents séparés et détendus qu'avec des parents en conflits.
Mais la question n'est pas là, la question est de savoir pourquoi on s'engage dans un couple où on est pas heureux, et pourquoi on laisse s'installer un déséquilibre dans une relation où on était heureux au départ, et c'est là dessus que j'assume le fait qu'éviter le divorce est à souhaiter.
Et ma réaction première portait sur le fait que ce livre va à l'encontre de la revendication de 90 % des femmes en instance de divorce (et de leurs avocats...) en France : refuser la garde alternée 50/50.
Sauf dans les cas où le père a "disparu", est dangereux..., les mères se tirent une balle dans le pied en leur refusant leur part de garde. J'en ai marre de voir mes copines lutter pour la garde des gosses puis déprimer parce qu'elles n'arrivent pas à retrouver un conjoint, ou à gérer leur boulot, pendant que leur ex revit en célib... dans la joie et la bonne humeur.
j'ai parfaitement lu l'article et je fais partie des gens qui pensent que le mariage (ou toute autre forme d'engagement durable) est un choix exigeant, et que dès le départ, avant même l'engagement, bien avant que ne survienne le déséquilibre puis la crise, il nécessite un investissement des deux conjoints, pour justement éviter les déséquilibres et pouvoir traverser les crises.
Après chaque cas est particulier, d'où les divorces, et j'ai bien lu l'article : ce bouquin "ne fait pas l'apologie du divorce" (je cite), mais fait surtout l'apologie de la garde alternée. Je doute que les divorcées dont l'ex- a largué toutes les amarres aient le même épanouissement. Bizarrement la plupart cherchent à retrouver un conjoint. La vie de couple doit avoir gardé quelques atouts....
Etant moi-même divorcée avec une famille nombreuse, je témoigne dans ce sens. Les psys disent qu'après le décès d'un proche c'est le second événement le plus difficile: c'est vrai. Mais c'est aussi la possibilité de se réaliser, de gérer sa famille dans le calme, de se consacrer vraiment à ses enfants et de les aider à avancer, d'avoir une carrière, autant de choses qu'on ne se serait pas permis dans un couple traditionnel et néanmoins bancal, ou toute l'énergie aurait été happée par la recherche d'un équilibre impossible.
Mais j'assume aussi le fait de considérer le fait de confier la garde à la mère dans 90 % des cas comme non seulement une injustice pour les hommes mais un piège pour les femmes. Alors tant mieux que ce livre le dise tout haut !!
Pas d'accord avec Maria Sveland par contre. Un homme qui écrit qu'il apprécie la semaine sans les enfants se recevrait sans doute une volée de commentaires du genre "avec un tel sens des responsabilités normal que sa femme se soit barrée". On est en 2011 quand même, ces choses là ont évolué !!
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